Bye bye Janek

Janek, tu es parti sans crier gare et sans prévenir.

Tu laisses sur ton passage, trop court, mais intense une énergie incroyable, de la lumière, des fous-rires, ton courage et des soirées mémorables …

Laisse nous encore une fois te témoigner notre amitié, notre affection et te dire combien nous t'aimons !

Partageons nos souvenirs
flcondis@gmail.com 25.02.17, 03:52
EN SOUVENIR D'UN HOMME HORS DU COMMUN
Je viens dñ€ℱapprendre aprÚs si longtemps la mort de Janek et je ne peux pas mñ€ℱempÃÂȘcher de lui laisser un mot pour quñ€ℱil sñ€ℱen souvienne de moi et ses enfants puissent sentir lñ€ℱorgueil dñ€ℱun tel pÚre. Jñ€ℱai rencontré Janek pour la premiÚre fois à Bruxelles vers les années 1982 aprÚs le coup dĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tat de Jaruzelski. Jñ€ℱai été tout de suite fasciné par cette personnalité qui, assisse dans son fauteuil roulant, nñ€ℱarrÃÂȘte pas de donner des coups de fils et parler sans arrÃÂȘt. Nous préparions à lĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©poque des convois pour la Pologne et moi, membre du Lyons Club de Mons et professeur de lñ€ℱUCL-Mons devais apparaitre comme le « Chef des convois ». Des camions et voitures. CĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tait une aventure extraordinaire qui me rappelait ma lutte dans la Révolution Cubaine. Ma compagne était polonaise donc jñ€ℱavais aussi des intérÃÂȘts personnels pour faire parvenir des vivres à sa famille. Je nñ€ℱoublierais jamais dans ma vie le premier convoi. Lors du retour et passage vers la RDA (je crois que cĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais Babar (Roger Noel) qui conduisait la voiture) le « volpo » a regardé avec plaisir et un petit sourire une des cassettes de musique que nous aidé à rester éveillés pendant ces longs trajets. Mais parmi la douzaine de cassettes il a choisit « une » en rigolant : « Ah la musique française »ù₏ŠNous étions Babar et moi pris de panique mais nous sommes parvenus à nous retenir et en souriant on a confirmé ses paroles : « Ah Edith Piafñ€© » et on a commencé a chantonner « La vie en Rose ». AprÚs le passage de la frontiÚre on sñ€ℱest arrÃÂȘté au premier café du coté de la RFA et on a bu une bonne biÚre pour faire passer la frayeur car en fait le « volpo » avait sorti de la boite à gant précisément la cassette oÃÂč Lech Walesa avait enregistré son premier discours à Gdanskñ€© Notre dernier convoi fut celui ou notre cher Babar se fut arrÃÂȘter par la police polonaise car ils avaient découvert, au fon dñ€ℱun camion, un radio-émetteur. Ce fut le début dñ€ℱune bataille diplomatique pour le faire libérer. Pour ma part, lorsque je suis retourné au Consulat polonais de Lille pour solliciter un visa la réponse fut sans appel : « Pour des raisons techniques on ne peut pas vous donner le visa ». La mémoire des communistes a été longue parce que mon épouse polonaise fut arrÃÂȘtée à Budapest quelques mois plus tard oÃÂč elle avait rendez-vous avec sa mÚre, ce qui fut encore une bataille diplomatique pour la faire retourner à Bruxelles. Mais ceci est une autre histoire. Jñ€ℱai pu retourner à Varsovie vers les années 90 et jñ€ℱai rencontre Janek par hasard à lñ€ℱhÎtel Marriot : jñ€ℱai reconnu sa voix dans une cabine téléphonique oÃÂč à peine il arrivait à tenir lñ€ℱappareil. Ce fut la derniÚre fois quñ€ℱon sñ€ℱest vusñ€© Francisco Condis y Troyano Professeur Honoraire à lñ€ℱUCL
Eric et Katherine 08.04.15, 07:57
Eric et Katherine
Janek, aprÚs 7 ans tu es toujours aussi présent. Ce soir Eric m'a montre un article; une lettre ouverte d'un musulman, au Pape l'accueillant en Turquie en louant son humilité et son ouverture. En me passant l'article, Eric m'a dit "Janek serait content !". J'ai rÃÂȘvé de toi a Kinshasa et en me réveillant jĂąâ‚Źâ„ąĂƒÂ©tais heureuse car nous avions passe du bon temps ensemble. Merci Janek, de rester toujours avec nous
Franz 09.04.13, 07:26
hey you!!!!
coucou Jachou! Hier cela faisait 5 années sans toi.... TrÚs long, trÚs court. Ici la vie continue.Je suis sûre que tu aurais des choses à dire,en pagaille! Le monde tourne toujours aussi fou, parfois vraiment beaucoup. Quelques belles choses arrivent aussi, quand les gens s'unissent et s'indignent ensemble. Bref, the show must go on, mais c'était beaucoup mieux avec toi. Say hello aux gens bien, là-haut....tu dois avoir trouvé quelque belle compagnie, j'en suis certaine! Ah, oui....ça t'intéressera sûrement:Habemus Papam! Love and miss You Franz
Patricia 15.04.10, 05:25
Deux ans déjà, tes amis pensent à toi
En voyant la photo de ton frÚre ce matin dans le Soir, j'ai repensé trÚs fort à toi.. Deux ans déjà...Je suis certaine que personne ne t'oublie.
Jurek 08.04.10, 03:54
Deux ans
Jasiu, deux ans dĂ©jĂ : cela paraĂźt si long, mais c'est comme si c'Ă©tait hier, aussi. Tu n'es jamais trĂšs loin, mais c'est bien trop loin quand mĂȘme: viens nous raconter la derniĂšre blague de lĂ -bas, oĂč tu navigues maintenant!
mik 31.05.09, 03:53
Ahoy Jasiek !!!
Though we tried many, many times, we somehow never managed to go on this sailing trip we had promised each other we would make together ! I have just come back from a week's sailing,[sort of...] off the Croatian coast, with some Polish friends. You were present Jasiu, with me... with us...from day 1, and for every hour of that week !!! What I meant by saying, 'sort of...' was that this was probably much more peaceful and leisurely than what we would have encountered in the North Sea, but having said this, it was lots of fun anyway, and I can only but regret that we were too optimistic, feeling we would find the time, some day...somewhere...to sail together. One thing is sure, one day we'll meet again, and then I hope, we'll have lots of time to move out, on the big blue ...sky !!! See ye skipper ! mik
syndicat Vahed in Iran 15.04.09, 06:49
Janek yadat gerami va rahat mostadam
Un passant a saluĂ© Janek Janek l’a Ă©galement saluĂ© Le passant lui a dit oĂč vas tu si tĂŽt le matin ? Il a rĂ©pondu : Vers la LibertĂ©, les larmes aux yeux il a rĂ©pondu, vers l’au-delĂ , au-delĂ  des montagnes, au-delĂ  des frontiĂšres ; en Iran mes amis ont des problĂšmes, je vais lutter pour leur libertĂ©, je vais me plaindre Le passant lui a demandĂ© quel est leur problĂšme ? Janek rĂ©pondit : leur tables sont vides, ils ont faim. Ils se sont plaints et maintenant ils sont enfermĂ©s ! Il a hurlĂ© avec dĂ©solation, leur tables est vide, sais tu ce que cela signifie? Confus, le passant lui a demandĂ© : Que s’est-il passĂ© ? Quand c’est que c’est arrivĂ© ? Janek a dit quand tout le monde dormait. Quand le monde dormait Ă©tait sa derniĂšre lettre de plainte lorsque la bougie de sa vie s’est Ă©teint. On dit que ceux qui s’éloignent se font aimer, mais lui il s’est approchĂ© pour aimer. Janek Ă©tait loin et il Ă©tait un ami. C’était un ami en lointain. Mais les distances n’avaient en rien changĂ© son amitiĂ©. Que son Ăąme repose en paix.
Sylvaine 07.04.09, 09:18
Un an déjà...
Cela fait un an aujourd'hui que Janek est parti. Une journée pour se souvenir de lui et pour refaire un bout de chemin avec lui, en pensée. Sylvaine
Sarah Kessler 09.03.09, 10:11
I have a dream today
Janek, il y a beaucoup de choses que j'ai envie de te demander aujourd'hui... Il n'y a pas grand chose Ă  dire de plus sinon que: Tu nous manques! MĂȘme si je sais que tu n'es pas si loin. A bientĂŽt
Pierre, neveu 16.11.08, 03:56
Look at you (Pierre, neveu)
Hi there I can still remember you saying, look at you! Is that the little boy I met? Well look at the man you have become... Well today it is me to say Look at you. Look at the man you have become. You were and are still just a man just like us, but too all of us, you have become a hero. You made us believe that there are still Ideas to fight for, still Values to keep on going for. I remember, you me on a boat, you couldn't sleep until you had resolved this problem, your work never stopped. But that didn't stop us for having one of the best times of my life. To me it was one of the first times I could really speak to you, because as I grow older there where so many questions, so many topics I wanted you to talk about... I knew that that was just the beginning... I want to apologize, because you called me to have a chat, and I postponed it to answer you, until it was too late... still I know it's not the end. All the little things you did, all the (sometimes quit hard) reactions they live true me, as I am about to make a choice, it occurs that I ask myself, how would one of the wisest man I know react to that? While you are just like one of us, if feel so small compared what you have reached, you really made me believe that if I believe, I can make this a better world... You traveled the world, something I wouldn't do until I went to Australia, no I know what you did, and I'm so jalous... All the stories you told(climbing the Machu picchu on the back of two cops:)), all the people you met(remember how you got your hat:))... That would be my life goal... One thing that killed us all, was you sense of humor, sometimes black, sometimes cynic, but always funny afterwards... That's why, in whatever life brings i want to make you proud. Not equalize you because that might be an very difficult task.
Isaline 16.07.08, 05:23
Ceux qui t'ont croisé se souviennent
MĂȘme Ă  Antananarivo, on parle de toi dans les bistrots!!! Lors de mon sĂ©jour Ă  Madagascar, la semaine derniĂšre, j'ai fait la connaissance de Nicole Bureau, infirmiĂšre dynamique et voyageuse. Je ne sais pourquoi, ni comment, aprĂšs une longue journĂ©e de visites dans les hĂŽpitaux, nous avons parlĂ© de toi. Elle vous avait rencontrĂ©s, Françoise et toi chez Molitor, il y a peu. Elle m'a transmis ces photos. Je les mets sur le site. DĂ©cidĂ©ment Janek, au concours de "Qui rencontrera le premier quelqu'un de connu dans ce coin du monde?", tu Ă©tais toujours le grand gagnant! Rappelle toi, la traversĂ©e Ă©pique de la grand-place au rĂ©veillon de l'an 2000!! Fendant la foule sans souci, combien de visages connus n'as-tu pas saluĂ©s! Et aujourd'hui, ceux qui t'ont croisĂ© se souviennent des Ă©tincelles de vie que tu as partagĂ©es avec eux.
Edith van Innis et Naeko Marble 22.05.08, 10:18
Pour Adia Marble
Dear Adia, thanks to Yanek, you find us, this is a miracle of life, respect to this great man, you're right, he's able throug his death to join people, Naeko was crying when I told her about your message You're most welcome this our Ă©mail e.vaninnis@free.fr Merci Yanek d'avoir ouvert ce canal Edith et Naeko
Vincent Portzenheim 07.05.08, 01:04
TrĂšs cher Janek,
Quel destin, dira-t-on ... mais cette notion de destin est par trop fataliste car le tien, pardon, tu l'as bien construit, mon vieux! Maintenant que la peine fait lentement place Ă  l'espoir, je prends la plume afin de livrer mon petit tĂ©moignage comme tant d'autres avant, tellement ton rayonnement Ă©tait fort, de cette succession de "rendez-vous de la vie", dira-t-on rĂ©ellement inopinĂ©s?! PremiĂšres rencontres au CollĂšge Don Bosco, mĂȘme si de loin mon aĂźnĂ© Ă  cet Ăąge-lĂ , puis disparus, chacun Ă  ses Ă©tudes et Ă  la construction de ses premiĂšres options durant des annĂ©es. Second rendez-vous, lorsqu'amenĂ© en petits morceaux suite Ă  un accident de moto, je reprends mes esprits Ă  cĂŽtĂ© de toi et partage ta chambre durant quelques semaines Ă  St Luc. Tu me disais encore deux jours avant de partir, lors d'une fĂȘte "sans nom" Ă  la maison, que ces semaines avaient Ă©tĂ© pour toi des vacances. Dix-huit ans plus tard, tu te souvenais encore de tous nos bons mots, de tous les coups de gueule dĂ©samorcĂ©s des infirmiĂšres agacĂ©es par nos visites incessantes et les fĂȘtes qui les accompagnaient. Mais quelle pile tu fus pour moi Ă  cette Ă©poque : on me rĂ©parait les guibolles, toi tu ne les avais dĂ©jĂ  plus et cela n’avait pas l’air d’ĂȘtre un problĂšme. Un Ă©norme merci pour çà. Les annĂ©es qui suivirent, la vie espaça nos rencontres, toi ici Ă  Bruxelles, moi Ă  Barcelone. TroisiĂšme rendez-vous, lorsque Julianna et Françoise se rencontrent par hasard et montent un traquenard. Je retrouve un trĂšs grand monsieur que je ne comprends pas d’avoir si peu vu tout ce temps. Quel gĂąchis ! Enfin, quatriĂšme rendez-vous, un peu comme un dernier sans le savoir deux jours avant ton grand dĂ©part, cette soirĂ©e Ă  quatre Ă  la maison Ă  cuisiner ensemble, Ă  refaire le monde, Ă  nous raconter entre autres ta « fusĂ©e belge » et Ă  remettre le couvert aux toutes petites heures du matin, tant le temps ensemble paraissait bien court. Et toujours des projets : ski, voile ensemble en Turquie cet Ă©tĂ©, rĂ©gate en catamaran, balade en moto Triumph, 
 Notre « petite » Loulou reste impressionnĂ©e. Nos options professionnelles Ă©taient bien diffĂ©rentes : toi aux droits humains de la CISL, moi Ă  me battre Ă  redresser une usine en difficultĂ©. Mais on partageait la mĂȘme confiance en l’homme. Bizarre, non, ces rendez-vous et sur quel agenda ? Comme si la vie nous pilotait quand mĂȘme un petit peu, aprĂšs ce que je viens d’écrire sur le destin en commençant ce mot 
 !? Aujourd’hui, je suis encore estomaquĂ© par la qualitĂ© de notre relation tant intense que sporadique, et je ne suis pas le seul. On se comprend vite ; on va Ă  l’essentiel ; on ne triche pas ; on se livre et on se grandit. Je ne peux rĂ©sister Ă  l’envie de partager ici avec tes proches et tes trĂšs nombreux amis les quelques lignes que m’a adressĂ©es Guy Dermond (« PĂšre Loup ») ancien du CollĂšge qui te trouvait « SacrĂ© Bonhomme » et qui s’appliquent Ă  tous ceux qui, comme moi, trouveraient leur vie face Ă  la tienne quelque peu trop linĂ©aire, voire binaire « business/ plaisir » : « 
 Je ressens ton dĂ©sarroi, ton questionnement. Le message de Janek, c’est la vie plus que jamais, vie Ă  fĂ©conder, Ă  dĂ©fendre, Ă  aimer envers et contre tout. Tu es aussi un grand monsieur Ă  ta façon, un ami fidĂšle. Que son courage, sa force, son flamboiement soient en toi, Ă  ta façon. 
 ». Tout est dit. Janek, tout ce que tu nous laisses d’inachevĂ©, d’encore soif est ton plus beau cadeau. Vincent, Julianna & Louise
michel.osinski@gmail.com 04.05.08, 01:05
Michel
Janek, La nouvelle de ton depart a suivi bien des meandres avant d'echouer dans notre ruelle varsovienne. Deux souvenirs a partager, l'un qui date de notre enfance, l'autre plus recent ... Lors d'un camp de vacances a Comblain-La-Tour, nous avions tous les deux une passion pre-adolescente pour une belle monitrice. Tu avais decide de prendre controle de la situation, et tu m'a lance un gant, en me laissant le choix des armes. Nous nous sommes rencontres dans une clairiere avec des epees en bois. Match nul avec une epee brisee compensee par des doigts endoloris. L'honneur etait sauf, la monitrice aussi ... :-))) Et puis, lors de funerailles de mon pere. Tu etais la, et les quelques mots que nous avons pu echange m'ont fait chaud au coeur. A bientot!
Mik 02.05.08, 05:39
Depechons-nous d'aimer les gens...ils partent tellement vite !
Ces paroles du pere Twardowski (Pol) ont fait le tour du monde ! Que de fois, nous disons-nous ces paroles apres le depart de quelqu'un de cher... Notre derniere sortie Jasiu, chez l'Italien dans notre coin... La derniere table, que l'on ne pouvait nous refuser! Notre discussion sur le manque d'elites de nos jours - theme prefere de Papa ses dernieres annees durant, notre recherche des "grands" du XXe siecle, terminee par ton sms vers minuit, avec le nom de dix celebrites (n'ai tjrs pas digere Onassis d'ailleurs !)- tu m'avais parle de la manif du lendemain, ou tu allais, avec une poignee de 'fanatiques', defendre la cause des Birmans, ou du Tibet...je ne m'en souviens meme plus, il y en avait tellement! Oui, aujourd'hui, je me dis que j'aurais du vous accompagner, et puis je ne l'ai pas fait...Toi, tu y etais, et a toutes les autres aussi ! Nul cause n'etait indigne de ton attention, du moment qu'il etait question de defendre le droit des gens, leur liberte, leur droit a une existence normale! Je pense que rares sont les cas ou un 'grand frere' n'a nulle honte a dire qu'il respectait un de ses 'petits freres' comme peu de gens au monde... Nos parents etaient des Geants, qui, etant passes par toutes les aventures que la deuxieme guerre mondiale a pu leur prodiguer, nous ont appris a vivre la vie des gens normaux, en prenant comme devise supreme, de toujours faire plus, du moment qu'il s'agit de defendre des causes qui en valent la peine! Ne jkamais se laisser abattre par le sort, ne jamais se rendre, defendre les faibles et les opprimes, et ne jamais considere que la tache etait finie... Comme l'a si bien dit Paul Hermant, tu ne nous a jamais dit ce qu'il y avait lieu de faire, mais tu nous a montre la voie, en t'y etant engage personnellement! Des milliers de gens de par le monde, T'ont fait le serment de continuer sur le chemin que Tu T'etais trace Toi-meme! J'en fais partie... Czesc Jasiu ! C'etait chouette d'avoir pu partager un bout de chemin avec Toi... On se reverra un jour, c'est sur !!! Kocham Cie mk
Victoria (Vicky) et Aymon de Blonay, 4 route de Florissant, CH 1206 GenĂšve 22.04.08, 05:14
Pour Janek
A Janek, Tout a été dit sur toi, mon cher Janek, dans ce beau et émouvant livre d'hommages. Plus grand que toi n'existe pas! Tu nous as quittés comme tu as vécu avec une rapidité folle, comme si une étoile t'avait happé, si bien qu'aucun de nous n'a pu te retenir. Ainsi, tu nous laisses dans une immense tristesse et un profond désarroi, mais néanmoins tellement heureux et reconnaissants d'avoir pu te cÎtoyer durant de longues années (en fait depuis tes débuts en 1982 à la CISL). Chacun de tes passages au Bureau de GenÚve (dont tu montais les marches d'escalier ...comme un oiseau ...en volant!) était bruissant de projets les plus fous : c'est que ta fureur de vivre t'a permis de déplacer des montagnes et le mot "impossible" avait été rayé de ton dictionnaire. Nous nous remémorons avec un infini bonheur les moments privilégiés que tu voulais bien nous accorder (alors que tu étais fort occupé par la Conférence du mois de juin) en venant t'asseoir à notre table au 4 Florissant (et toujours à l'heure!). Tu nous parlais alors avec beaucoup de fierté de ton pays la grande Pologne, tu égrenais tes souvenirs familiaux... et de plus, tu aimais à cultiver l'élégance et la courtoisie polonaise! Te rappelles-tu de la figurine en plomb représentant un cavalier polonais qu'Aymon t'avait offert en juin 2005? Il demande à ce qu'il veille sur ton repos. Merci du fond du coeur pour tout ce que tu nous a donné. Tu resteras dans nos coeurs pour toujours. Sache que nous soutenons par la pensée ta petite princesse Alice, ta compagne et tous les tiens et que nous partageons leur immense chagrin.
Adia Marble 22.04.08, 08:34
Thank you.
Respect to this man, who may have helped me to find my sister Naeko Marble and her mother Edith Van Innis. May you rest peacefully.
Dominique et Pascal 21.04.08, 08:09
Janek for ever !
Salut Janek, Tu t’en vas comme tu as vĂ©cu, Ă  toute allure. 18 ans que nous nous connaissons
un bail ! Nous nous souvenons des soirĂ©es entre amis oĂč nous t’aidions d’abord Ă  prĂ©parer les petits plats (ou le feu dans le jardin Ă  Dilbeek), puis nous refaisions le monde: moi qui Ă©tais souvent sur le terrain au cƓur des crises, tu me questionnais, m’amenait Ă  affronter la rĂ©alitĂ© des non-droits de l’homme pour que les situations intolĂ©rables sortent du huis clos
 notamment au Tibet, en Bosnie, au Rwanda. Au Rwanda oĂč tu as Ă©tĂ© en toute confiance rencontrer les MSFs tout dĂ©but avril 94
Alice t’accompagnait. On ne le savait pas encore 
 mais c’était Ă  la veille du gĂ©nocide ! Quelques jours plus tard, quand tout le monde Ă©tait plaquĂ© sur le plancher dans le camion d’évacuation, tu as encore trouvĂ© le moyen de passer la tĂȘte par-dessus tous pour voir ce qui se passait 
 et en tĂ©moigner dĂšs que tu as rencontrĂ© un journaliste. Mais, ouf, tu as ramenĂ© Alice saine et sauve ! Notre porte Ă  Rixensart t’était ouverte, tu le savais et n’hĂ©sitais pas Ă  faire un saut pour de longues soirĂ©es qui se terminait toujours autour d’une bouteille de vodka ramenĂ©e par Pascal d’Ukraine ou de Russie, ou toi de Pologne ou d’ailleurs 
 accompagnĂ©e de caviar de Roumanie ou de Bakou, encore en fonction des arrivages ! Quentin, Manon et Kiliane en profitaient pour sortir de leur lit et te faire la fĂȘte (tu arrivais Ă©videmment bien tard !). Tu en profitais chaque fois pour nous rappeler de baptiser Quentin ton filleul (hum, c’était ton cĂŽtĂ© papiste !) 
 Nous sommes riches aussi de l’une ou l’autre soirĂ©e Ă  Orbais, Ă  Tintange, partagĂ©e avec toi, Isaline et Vincent et quelques champignons, ou chez VĂ©ronique et Walter, avec encore les mĂȘmes et d’autres. Moments de repos entre amis aussi, oĂč tu tentais de reprendre ton souffle, d’oublier tes douleurs au dos, Ă  l’épaule ... Tous ces instants d’intense prĂ©sence, de profonde amitiĂ© nous manquent dĂ©jĂ , d’autant plus que ces derniers mois nous nous Ă©tions moins rencontrĂ©s, chacun de nous Ă©tant emportĂ© dans le tournis du boulot , et 
 (nous en Ă©tions super-heureux !) toi aussi par ton nouvel amour ! Tu es parti sans crier gare 
 mais on t’a quand mĂȘme organisĂ© une super fĂȘte de dĂ©part. Sois rassurĂ©, il y avait bien un prĂȘtre, le meilleur qui soit d’ailleurs : 500 personnes Ă©taient lĂ , (t’aurais cru ça ?), il y a eu beaucoup d’émotions, mais on a tous ri Ă  plusieurs reprises : t’aurais adorĂ© ! Bon vent, Janek ! On n’a pas fini de penser Ă  toi ! Dominique et Pascal.
Sara Hammerton 21.04.08, 11:39
From Sara
My heartfelt condolences to Alice, Francoise, and all the Kuczkiewicz family. Allow me to take this opportunity to say my own farewell to this inspiring, incredible man. Dear Janek, I have known you for over 25 years, as a colleague, as my boss, and above all my friend. I remember lunches, dinners out, walks in the forest, you dancing madly at my wedding, postcards, a scarf you told me to keep forever. And so much else. I had taken my distance from you, slightly, by leaving the ITUC, but we remained friends. And you were going to move on too, but only to Geneva, we thought. Now you are so far out of reach. We spent six years working closely together in the Human and Trade Union Rights Department. You shaped the HTUR work of the ITUC, and far beyond. You towered over it. As a boss you were caring, inspiring, maddening. You guided and encouraged your staff, but were a little frustrated and puzzled that others were not always prepared to stay until after midnight, to work through their weekends, or their Christmas holidays. You liked to say I was your deputy and the other half of your brain. If only I could claim to have one tenth of your intellectual capacity, your strength, your commitment. Instead I tried to be the voice of reason. What a waste of time that was. “But who should I say no to?” you would ask. “Don’t say no, share it out.” But you wanted, needed, to be at the centre of things, and you were, in so many ways. And now you are gone, there is a huge great big gap. Time will help heal the loss. Others will take over the work. But there will never be another Janek. Goodbye my friend. Sara
Atka 20.04.08, 12:26
Do zobaczenia, Janku!
Janku, tak nieznośnia jest świadomość, że nie ma Cię już wśrod nas. Wierzę jednak, że spoglądasz na nas z gĂłry wraz z resztą rodziny... wraz z moim tatą, a Twoim ojcem chrzestnym - też Jankiem zresztą... Pewnie teraz razem siedzicie gdzieś na niebieskich połoninach i czekając na nas, rozprawiacie o tym, o czym nie zdążyliście pogadać tu na ziemi. Pamiętam takie zdjęcie - Twoje zdjęcie komunijne - Ty w białej albie, poważny, przejęty i mĂłj ojciec za Tobą, uśmiechnięty, z dłońmi na Twoich ramionach. Takiego poznałam Cię ze zdjęcia, zanim jeszcze zobaczyłam Cię pierwszy raz - już w osiemdziesiątych latach, kiedy będąc w Polsce przejazdem zahaczyłeś o Kielce i wpadłeś do nas na kilka godzin, w nocy, wzbudzając panikę wśrĂłd sąsiadĂłw swoim schodzeniem od nas z czwartego piętra. Pamiętam jak śmiałeś się do rozpuku z efektu... Janku, opowiadałam o Tobie moim synom. Miałam nadzieję, że wkrĂłtce Cię poznają... Niestety, nie będzie to tak prędko, jak myślałam. Kiedyś jednak na pewno spotkamy się wszyscy po tamtej stronie. I wtedy już nie zabraknie nam czasu... Do zobaczenia, Janku!
Hanka 19.04.08, 05:04
Grand Homme... mon petit frĂšre
Grand Homme
 tu restes mon petit frĂšre
 Et je retourne vers le tout dĂ©but, sans doute l’un de mes premiers souvenirs d’enfance, ta naissance. A St Augustin Ă  Wilrijk, toute la famille – ou ce qui en tenait compte, Ă  cette Ă©poque- s’esbaudit devant le bĂ©bĂ©. Et moi, sous le petit lit en mĂ©tal, je pleure dĂ©jĂ , ou encore. Personne ne me voit, ne m’entend. Sur cette base, on construirait une longue histoire de jalousie fraternelle. Ben non, rien de tel. Sans doute Ă©tait-il nĂ© pour l’amour, ce petit frĂšre lĂ . Petit frĂšre ballotĂ© de clinique en hĂŽpital, pour terminer Ă  l’AZ de Gand. Dont tu revenais les jambes plĂątrĂ©es, et puis, on enlevait le plĂątre, et voilĂ  qu’elles pliaient dans l’autre sens. Retour Ă  la case dĂ©part : AZ de Gand. Les parents, au dĂ©but, n’avaient pas de voiture, et deux, puis trois autres enfants Ă  la maison. Alors Maman a demandĂ© Ă  Tadzik Wierzbicki qui habitait Ă  Gand de lui rendre visite. Et Tadzik venait le dimanche midi, raconter des histoires de Janek, contre un waterzooi familial. Puis tu as un peu grandi, Maman t’a emmenĂ© Ă  Lourdes. Lourdes ne t’a pas guĂ©ri, mais j’ai toujours cru que tu y avais puisĂ© une part de ta force. Je n’ai jamais su pourquoi j’ai pensĂ© ça, comme petite fille. Comme l’a dit Jurek, tu n’as eu droit qu’aux droits et devoirs de nous tous. Juste cette putain de mobylette, alors que nous autres allions Ă  vĂ©lo
 Puis encore ceci : Maman nous avait toujours dit « chacun de vous est mon enfant prĂ©fĂ©rĂ©: Mik, parce qu’il est l’aĂźnĂ©, toi parce que tu es ma seule fille, Janek parce qu’il a cette maladie, et Jurek parce qu’il est le plus petit ». Elle rĂ©pĂ©tait cela assez souvent. Un jour, elle allait assez mal dĂ©jĂ , nous parlions de ses relations avec ses enfants. Je lui ai dit « mais tu as le droit d’aimer Janek plus ! Ce n’est pas parce que tu l’aimes plus que tu nous aimes moins. Personne n’y a jamais rien perdu. » Cela avait semblĂ© la rassurer. Parce que c’est vrai qu’ils avaient avec Janek cette relation Ă©pidermique, sans paroles, d’ñme Ă  Ăąme. C’est vrai aussi que Janek avait les meilleures mains. Ceux qu’il a massĂ©s peuvent en tĂ©moigner. Ses mains, au bout de son corps malade, guĂ©rissaient les maux de tĂȘte et les chagrins. Ses mains abĂźmĂ©es par la voiturette et toujours pleines d’amour. Tes mains aussi vont nous manquer, Jasiu. Ton premier jour d’école, la fĂȘte de tes retours Ă  la maison. St Mich’, et ton rĂ©cit hilare de la razzia de jambon que vous aviez opĂ©rĂ©e dans des assiettes dressĂ©es pour un banquet. Le passage –plus ou moins forcĂ©- de St Mich’ Ă  Don Bosco. Tes livraisons de pistolets dominicaux ou de journaux dans le quartier. Les jobs d’appoint, tu les avais commencĂ©s tĂŽt. Cette conversation tĂ©lĂ©phonique avec Papa, le soir de NoĂ«l, alors que tu Ă©tais Ă  Tucson, Arizona, avec AFS. Cette longue soirĂ©e dans le couloir de St Luc prĂšs de maman, oĂč l’infirmier nous parle pour la premiĂšre fois de la pompe Ă  morphine, et que Bogna s’empresse d’organiser dĂšs le lendemain. Le dĂ©part d’Alice au Mexique, le tien en vacances aux EU, et puis les longues conversations oĂč tu tentais de faire ton deuil de Papa. Et notre conversation avec Jurek prĂšs de Papa, oĂč tu Ă©tais le seul de nous trois qui depuis des annĂ©es mettais en oeuvre tout ce Ă  quoi tu croyais. Nous trouvions que tu avais de la chance. Une conversation sur la RĂ©surrection
 Tous les mots dits et Ă©crits depuis 10 jours me confirment, aujourd’hui, que la RĂ©surrection c’est toi et nous, aujourd’hui et tous les jours. Tu m’as beaucoup, beaucoup appris, Jasiu, du monde et des hommes qui luttent. Mais quand nous parlions vraiment, tu Ă©tais aussi mon petit frĂšre. Alors, nous parlions d’Alice, surtout, centrale Ă  ta vie, mĂȘme si nous peignions dare-dare son armoire de bĂ©bĂ© alors qu’elle allait bientĂŽt rentrer chez vous avec Michelle. Plus importante que l’armoire encore, sans doute, Ă©tait ce dessin « baby on board », que tu as bricolĂ©, et collĂ© sur la voiture, tellement il fallait que le monde entier sache que vous aviez une petite fille. Et du boulot, aussi
 Oh, ce n’est pas avec moi que tu confrontais tes stratĂ©gies, ou si peu. Mon rayon, c’était l’assistante incompĂ©tente, ou travaillant trop, ou le collĂšgue dĂ©primé  ou tes disputes, comment rĂ©cupĂ©rer tes coups de gueule, recruter les meilleurs, gratifier ceux qui le mĂ©ritaient. Et c’était ma maniĂšre Ă  moi de participer Ă  votre combat. En Ă©change de quoi, tu m’apportais des badges, des pins ou des auto-collants. Ma 2CV a portĂ© la libertĂ© du Tibet ; dans le fond d’une boite, je devrais retrouver un vieux collant, que je mettrai sur la Meriva, que tu n’auras pas vue, alors que le coffre est prĂ©vu pour ta voiturette. Et de Michelle, en peine trop souvent. De tes amis, aux quatre coins du monde. De nous quatre. Et de Françoise, enfin. Avant. « comment je fais ? » Comme si j’étais une rĂ©fĂ©rence
 Pendant. Comment lui dire ton amour sans la brider. Et ç’a Ă©tĂ©, finalement, Ă  cĂŽtĂ© d’Alice, ton amour le plus adulte, le plus respectueux, le plus Ă©galitaire. Ton amour d'homme. VoilĂ , Jasiu, un peu de ce dont je voulais qu’il reste des traces. Le reste est indicible. Le manque de toi aussi.
Wolf 19.04.08, 11:33
Janek, mon cher ami
Mon cher ami, des choses passées sont des choses passées. Mais il y a une de laquelle tu mŽa souvant reparlé. Remember the Monoplan: One day I was late for work and I caught you in the hall on your way to work, asking you in a panic if you couldnŽt lent me a clean pair of socks. You stopped, scrutinizing me with a grim look, then grinning at me and told me that if I didnŽt turn on my brain you would give me a kick in the butt. I wish you could do so now! As my dear friend you will always be present in my mind. The following song text fits you quite well: Empty spaces - what are we living for Abandoned places - I guess we know the score On and on, does anybody know what we are looking for... Another hero, another mindless crime Behind the curtain, in the pantomime Hold the line, does anybody want to take it anymore Show must go on, Show must go on Inside my heart is breaking My make-up may be flaking But my smile still stays on. Whatever happens, I'll leave it all to chance Another heartache, another failed romance On and on, does anybody know what we are living for? I guess I'm learning, I must be warmer now I'll soon be turning, round the corner now Outside the dawn is breaking But inside in the dark I'm aching to be free Show must go on Show must go on Inside my heart is breaking My make-up may be flaking But my smile still stays on My soul is painted like the wings of butterflies Fairytales of yesterday will grow but never die I can fly - my friends Show must go on Show must go on I'll face it with a grin I'm never giving in On - with the show - I'll top the bill, I'll overkill I have to find the will to carry on On with the - On with the show - Show must go on... (c) by Queen (Freddie Mercury)
Vinciane Pigarella 17.04.08, 12:28
Bon voyage Janek
Chez moi, on ne peut pas dire que la lecture du journal soit quotidienne. Il m'arrive de "sauter" quelques jours et d'y revenir par la suite. Aujourd'hui, j'aurais prĂ©fĂ©rĂ© ne jamais avoir eu Ă  "lire" la nĂ©crologie. Je comprends pourquoi mon dernier e-mail Ă  Janek restait sans rĂ©ponse. Je ne connaissais Janek que depuis un an. Terminant mes Ă©tudes en journalisme, j'avais dĂ©cidĂ© d'Ă©crire mon mĂ©moire sur l'implantation Ă  Bogota d'un bureau permanent pour les syndicalistes. Aujourd'hui, je vois ce mĂ©moire d'une toute autre façon. Beaucoup de choses me viennent Ă  l'esprit. Mon mĂ©moire n'aurait pas Ă©tĂ© aussi abouti sans ma rencontre avec Janek. Le cƓur sous la main, il s'est proposĂ© de le corriger ou plutĂŽt devrais-je dire, le dĂ©cortiquer. Avec une patience immense il m'a rĂ©pĂ©tĂ© le fonctionnement de l'OIT. L'OIT que j'ai pu visiter durant les vacances de PĂąques grĂące au contact qu'il m'avait donnĂ©. Il m'avait Ă©galement donnĂ© votre numĂ©ro, Françoise, je lui avais parlĂ© de mon envie d'ĂȘtre journaliste radio. Je ne vous ai jamais appelĂ©. Je me rĂ©jouissais de le revoir peut-ĂȘtre en mai Ă  la ConfĂ©rence internationale du travail Ă  GenĂšve. Il n'en sera rien. Il me faudra attendre encore quelques annĂ©es pour pouvoir Ă  nouveau boire ses paroles.
Vincent 16.04.08, 09:59
De Dapaong, au Nord du Togo
Chers amies et amis de Janek,
ChĂšre Alice, chĂšre Hanka, cher Jurek, cher Mik,
ChÚre Françoise,

Samedi 12 avril, à 11 heures de notre Belgique, au bord de la route entre Lomé et Dapaong, une longue file d'hommes, de femmes et d'enfants marchaient sous le soleil.

En tĂȘte du cortĂšge, six d'entre eux portaient un lourd fardeau couvert d'un tissu colorĂ©, Ă©pongeant la sueur qui leur imbibait le visage.

En mission au cƓur du Togo, ce cortĂšge funĂšbre m’a plongĂ© dans la rĂ©alitĂ© du deuil, au moment oĂč, Ă  Wezembeek, beaucoup d’entre vous accompagniez Janek encore une fois.

Mais peut-ĂȘtre avait-il rĂ©ussi, une derniĂšre fois, Ă  vous mettre en retard (rires 
) !

Depuis trois jours, je parlais Ă  mes collĂšgues togolais de mon ami concentrateur d’énergie.
Ils voyaient bien que je ne tournais pas trĂšs rond et que je fuyais leurs regards Ă  cause de mes yeux rouges.
Il n’y avait pas de vents de sable, ce n’est pas la saison.

Puis, la route, l’action, le travail ont eu raison de mon cafard lourd comme une pĂ©niche sur la Sambre, en panne entre un quai bitumĂ© et une douzaine de cheminĂ©es d’usine!

Je me suis dit, Françoise part en Inde, comme Janek l’aurait voulu.
Ben, je suis là, au pays de Eyadema, il l’aurait voulu aussi.

Qu’est que nous rigolions ensemble des morts dĂ©risoires des dictateurs !

Quel ami avais-je donc perdu pour pleurer ainsi, l’esprit vide, le cƓur dĂ©chirĂ©?

J’avais sous les yeux les photos qui arrivaient par mail,
celles dĂ©posĂ©es sur le site (Ah! Janek avec sa casquette d’officier russe! Ah! La fĂȘte de ses 50 ans! Le pont Ă  Tintange! 
), une copie scannĂ©e de l’article dans Le Soir, 


Depuis LomĂ©, je l’ai appelĂ© sur son GSM, pour entendre sa voix directe, un peu rugueuse, importante et qui invite. Vertige.

Ensemble, nous avons ri, vidé pas mal de bouteilles de vin et de vodka, fendu quelques vagues avec Copain Babord, quelques bûches dans les bois


Mais au plus profond de ces instants, Janek Ă©tait mon compagnon de l’ordinaire, des tracas de nos vies – Dieu sait s’il en avait!

Janek, j’y pense Ă  prĂ©sent, Ă©tait mon compagnon de discussions « popote ».

Comme des mĂ©mĂšres, nous Ă©voquions les caprices d’un tire-bouchon, l’état des pneus de sa chaises, de son dos, du mien, les amours de nos enfants, nos tracas quotidiens lors de nos voyages autour de la terre, 


L’engagement (syndical, mĂ©dical) passait Ă  la moulinette des contrariĂ©tĂ©s de l’ordinaire.

D’habitude, entre mecs, nous ne partageons pas trop ce genre de prĂ©occupations. Elles sont plutĂŽt rĂ©servĂ©es aux frĂ©rots, aux copines ou Ă  la famille nuclĂ©aire.

Avec Janek, nous nous retrouvions Ă  l’ombre de nos passions, Ă  parler chiffons, caisse Ă  outil, machine Ă  lessiver, entretien du poĂȘle Ă  bois (moralitĂ©, son fameux poĂȘle est toujours Ă  la maison, et sa vielle machine aussi, 
).

Je le sens bien drĂŽle ce manque-lĂ !
Une fraternité trempée dans des morceaux de bout du monde, et étalée sur des gestes de fond de semaines.
La prĂ©venance, l’écoute, la prĂ©occupation d’hier Ă  nouveau questionnĂ©e Ă  la prochaine rencontre, pas oubliĂ©e, pas polie, pas policĂ©e. Je pense Ă  Françoise qui parle tellement de son cafĂ© au lit !


Quentin 16.04.08, 09:20
Adieu
Janek, Je me sentais coupable de ne pas avoir fait ce discours lorsque j’en avais l’occasion Ă  tes 50 ans alors je le fais maintenant. Ce n’est pas aussi bien mais je devrai m’en contenter. Je n’aurai jamais la prĂ©tention de dire que je te connaissais bien car ce n’est tout simplement pas vrai. Tu Ă©tais un homme occupĂ© alors on n’avait pas l’occasion de se voir souvent mais sache que toutes tes visites m’ont rempli de bonheur et chaque instant avec toi m’a profondĂ©ment marquĂ©. MĂȘme si je ne te connaissais pas bien, il y a quand mĂȘme une chose dont je suis sĂ»r et certain, c’est que tu as rĂ©alisĂ© ton rĂȘve et contribuĂ© Ă  rendre ce monde meilleur. Je crois que ce rĂȘve c’était toute ta vie et maintenant je me rends compte combien tu vas me manquer Ă  moi et au monde. Tu Ă©tais et seras toujours un exemple pour les gens et un parrain extraordinaire pour moi. Je regrette juste de ne pas avoir passĂ© plus de temps avec toi. VoilĂ  je voulais juste te dire adieu et merci pour tout.
Depuis la Birmanie 16.04.08, 07:56
A la frontiĂšre Birmane
Tes amis nombreux là-bas aussi se sont réunis en ton hommage
Fredouche La Touche 15.04.08, 01:01
TrĂšs cher Janek
Tu as marquĂ© mon adolescence de maniĂšre indĂ©lĂ©bile. Lorsque j'entendais le moteur de ta voiture revenir au Titz, nous sortions, Charlot, Dull et moi pour t'accueillir qu'il neige, pleuve ou vente. Dull et moi, rescapĂ©s de cet hiver comme tu l'Ă©tais toi-mĂȘme, en souffrance. GrĂące Ă  tous les autres de cette communautĂ© trĂšs humaine et en recherche d'un meilleur, nous avons pu progressivement nous retaper dans la chĂąleur et le partage. Michelle, toi et moi sommes partis en France. La Bretagne et tous ses moustiques, la Champagne et ses limaces, Sainte-Foy-la-grande et toutes ses Ă©toiles. Nous avions un "moto", rappelle-toi : Fred, mets tes lunettes, on dĂ©colle ! Cela me touche que tu gardais tes lunettes mĂȘme sur ta casquette de marin ! C'est vrai qu'en mer on dĂ©colle aussi parfois, Serge et GaĂ«tan m'ont fait part d'une de tes envolĂ©es lyriques par dessus bord... J'ai tellement appris des choses de la vie avec toi ! Pas les simples. Toutes les compliquĂ©es ! Et puis cette rage de vivre, bien pire que tes rages de dents ! Bien pire que tes jambes fantĂŽmes qui parfois te chatouillaient. Horrible. Ce n'est pas une "charette", c'est une voiturette !!! Cette rage de vivre : cette photo de toi, Ă  six ans, qui reçoit un bateau de St-Nicolas dans ton lit d'hĂŽpital, pour la quantiĂšme opĂ©ration ? Est-ce ce bateau qui t'a donnĂ© ces envies de voiles et de voyages ? Tu m'as dit un soir que passions par St-Luc, tu sais Fred, c'est lĂ  que je me sens Ă  la maison... Tout ton courage Ă  travers toutes les adversitĂ©s, sans vilain jeu de mots, personne d'autre que je connaisse, et encore moins moi-mĂȘme ne t'arrivons Ă  la cheville ! Bon, si les photos veulent bien se montrer (compliquĂ© ce bazarre), nous verrons tous que mĂȘme quand tu te concentres soi-disant pour jouer aux cartes, tu tangues dangereusement !!! Ma grande consolation quand tu nous a quittĂ© ce dimanche 24 fĂ©vrier dernier c'est de t'avoir dit tout simplement : je t'aime ! Une autre grande consolation, ce samedi pour tes funĂ©railles qui Ă©taient vraiment superbes, c'est de t'avoir demandĂ© de souffler sur les nuages pour Ă©viter la pluie. Tu as fait mieux que ça : tu nous as donnĂ© le soleil ! Tu vois, tu ne peux pas reposer en paix si facilement, on a toujours besoin de toi !!! Comme Joe dĂ©barquĂ© des Etats-Unis a dit : c'est Ă©nervant de croire qu'on est un de ses meilleurs amis et dĂ©couvrir qu'on est quelques centaines Ă  avoir le mĂȘme sentiment... Ta vie est un roman fleuve, ton parcours fait de rires et de lames de grand fond et tous tes amours : prĂ©cieux ! Tu restes Ă  jamais quelqu'un de trĂšs rare et drĂŽle et Ă©mouvant et engagĂ© et trop souvent absent. Comment t'as fait pour faire tout ça ? Vogue navire, Vogue janek, Je t'aime. Nous t'aimons tous. Je signe du nom que toi et Michelle m'avez donnĂ© : Fredouche La Touche
BenoĂźt Maskens 15.04.08, 07:43
Salut Yanek
Si nous sommes tous des ĂȘtres uniques et exceptionnels,Yanek, tu l'Ă©tais certainement un peu plus que beaucoup d'entre nous et cela parce que tu possĂ©dais une extraordinaire force de caractĂšre... DĂšs ton plus jeune Ăąge, atteint par une maladie grave qui avait altĂ©rĂ© la croissance de tes jambes tu avais dĂ» apprendre Ă  te battre pour rĂ©aliser les tĂąches quotidiennes alors mĂȘme qu'autour de toi chacun les accomplissait sans peine. Inteligence, humour et combativitĂ© alliĂ©s Ă  une grande sensibilitĂ© faisaient de chaque rencontre avec toi un moment de plaisir placer sous le signe de l'attention Ă  l'autre. De cette force de caractĂšre, dont je sais qu'elle doit beacoup Ă  ton entourage familial, je pourrais, sans doute comme tant d'autres, donner maints exemples, car c'est un exercice dans leaquel tu nous dĂ©passais largement d'une tĂȘte. Au printemps 78, au lendemain de la perte de tes jambes, que tu venais "d'abandonner" sous un tram bruxellois, lorsque je vins te touver sur ton lit d'hĂŽpital tu me demandas tout d'abord de gratter ton gros orteil, puis de te passer la panne, enfin avec un coup d'oeil complice tu me dis qu'ils n'avaient heureusement pas tout enlevĂ© et tu me vanta les mĂ©rites de l'infirmiĂšre. Alors mĂȘme que je dĂ©couvrais la perte de tes jambes tu les avais dĂ©jĂ  enterrĂ©es et tu ne laissais Ă  personne le soin de s'apitoyer. Tu avais cette capacitĂ© rare, Yanek, d'emmener chacun dans l'exercice plein et entier de la vie. Pour cela je te remercie. Salut Yanek. Je t'embrasse affectueusement. "Tchechtch" et Shalom. Plein de doux sentiments pour toi Alice et MichĂšle et françoise ainsi que Anka,Mike, Yurek, Bogna et puis tous les autres... BenoĂźt (M)
Andrea 14.04.08, 11:54
no sailing lessons then?
Dear Jancek –Every day a million times I think of something I want to tell you, something that would make you grumpy or laugh, some dirty story that I could only share with you. Its so hard to think that never again will it be smoko time in your office, never again will you have the audacity to correct MY English, never again will you tell me off for using swear words in French, never again will you teach me those same swear words in French, never again will I stub out my cigarette in your wheelchair, never again will you give me love advice (which I will ignore), never again will you sneak off to pay the bill before I (with my modern feminist ways) can get to it. You – you with your big heart and wicked sense of humour, you who collected dictatorships like they were going out of fashion, you who knew how to grieve and loved to take the piss, you who was reliably late and notoriously reliable – you are gone and the void seems unfillable. You worked hard but you played hard too. And in amongst all that you found time to make so many of us feel blessed to have you as a friend. With you Jancek I always knew – there was nothing I could not ask, no such thing as bad timing if I needed you – and knowing this made me feel safe. I promise you this my friend – the way you lived and loved will be remembered in the way we live and love.
Sylvaine 14.04.08, 07:10
27 ans... c'est un long parcours d'amitié!
Je t’ai rencontrĂ© en 1981, grĂące Ă  Witkiewicz. Et puis Solidarnosc nous a tous entraĂźnĂ©s dans de bien curieuses aventures comme l’a rappelĂ© Eric pendant la cĂ©lĂ©bration du souvenir. Tu nous lançais sur la route – et c’est vrai, nous te faisions confiance. Je n’oublierai pas les rĂ©unions dans ta maison familiale ou dans l’arriĂšre-salle d’un restaurant asiatique, les campagnes d’affichages qui partaient de la rue Sans-Souci oĂč trappistes, vin rouge et spaghettis nous rĂ©chauffaient ! J’ai toujours aimĂ© ton humour... mordant. Au gamin de ma rue qui te demandait ce qui t’était arrivĂ©, tu faisais cette rĂ©ponse surprenante : « Tu as vu le film Les dents de la mer ? C’est moi qui doublait l’acteur principal »  et le gamin de repartir en lançant : « Pas de chance pour toi ! ». Je me rappellerai aussi les enfants qui se chamaillaient pour faire un tour de chaise roulante avec toi. Combien Ă©taient Ă©tonnantes tes remarques ! Tu avais mis le pied dans l’engrenage, sautĂ© Ă  pieds joints dans l’aventure, mais pas de problĂšme... tu retombais toujours sur tes pattes et tu faisais des pieds et des mains pour arriver Ă  tes fins. Bon, il fallait s’y faire ! Janek, c’est dur de penser que tu es parti ; que tu ne seras plus lĂ  pour balayer mes vagues Ă  l’ñme et mes tristesses car face Ă  toi, face Ă  ton combat pour la vie, pour ta vie, pour celle des autres, pour la libertĂ© des autres, face aux souffrances que tu surmontais en ayant l’élĂ©gance de nous les dissimuler
 tout reprenait de justes proportions. La force de vivre, le goĂ»t de la vie, c’est le don que tu nous faisais. Des pensĂ©es affectueuses pour Alice et tous ceux qui t’aiment.
Patrice 14.04.08, 05:26
Bon vol, Janek
Tous ces flash-backs qui me reviennent...Ca fait 30 ans que je te connais,et, mĂȘme si on ne se voyait pas beaucoup ces derniĂšres annĂ©es, tu as toujours Ă©tĂ© et tu seras toujours pour moi un exemple, un symbole de courage et de dĂ©termination, d'intĂ©gritĂ© et de force de vie. Quelqu'un de remarquable, d'exceptionnel, comme on en rencontre peu dans sa vie. A chaque fois, Ă  l'aĂ©roport, tu faisais le coup de dĂ©barquer bien au-delĂ  de la derniĂšre minute, mettant tout sens dessus-dessous; je t'y faisais traverser toutes les formalitĂ©s et tous les obstacles en un temps record jamais Ă©galĂ©, bousculant toutes les rĂšgles...Tu y prenais un malin plaisir...Moi aussi d'ailleurs, comme Ă  un jeu, un challenge qu'on gagnait toujours. "Salut! Bon vol!"...Mais la porte de l'avion se refermait dĂ©jĂ ... J'adorais te lancer des boutades en anversois: Ă  tous les coups ça te faisait marrer! Non, Janek, tu n'es pas mort, tu ne le seras jamais; ta voix, ton sourire et ton regard doux resteront gravĂ©s en moi. Allee dag manneke, saluu Janekske, wees maar gelukkig, jong, g'hebt het echt goe verdiend. Salut! Bon vol!...Mais.... Michelle, Alice, Françoise, je suis de tout coeur avec vous.
colette 14.04.08, 10:54
Yanek
Je ne t'ai connu qu'au travers de Michelle Alice et Pierre , j'ai partagé un repas ave toi, j'ai gardé le souvenir d'un personnage hors du commun et le ressenti d'une personne qui appartenait , à tous et à personne, le partage, une force de vie, tout comme ce mandala de l'arbre qui représentait la force, la puissance ,le don,le partage,l'harmonie.Ce mandala qui te représentait, TOI,une force de vie dans l'éternité.Je pense à vous tous qui l'avez bien connu et vous souhaite un quotidien ,en pensant à Yanek,de force , de cette Force qui appartient à tous.
Eric 14.04.08, 10:03
Le message lu a la messe au nom de la 'tribu"
Janek, Militant Ă©cologiste avant l'heure,
je nous revois courir nus comme des vers alors que tes jambes te portaient encore lors d'un "striking" que nous avions organise dans le coin du Boulevard St Lambert,, pour protester contre la démolition du Parc des Sources.

PremiĂšre communautĂ© –le Tits- et la naissance, il 30 ans , de liens que tu vas t'employer Ă  rendre indĂ©fectibles avec beaucoup de ceux prĂ©sents aujourd'hui.

La médecine te tentait mais sans doute trop conformiste, trop étriquée pour toi, c'est la philo qui t'inspira finalement.

Quand de ta mobylette invincible, tu as voulu dĂ©fier un tram, nous avons cru que nos aventures s'arrĂȘteraient lĂ  mais c'Ă©tait bien mal te connaĂźtre.

Avec Michelle à tes cotés, encore en convalescence à l'hÎpital, tu nous avais demandé d'organiser une évasion:tu exigeais ta liberté.

Courrant tous Ă  perdre haleine dans la forĂȘt, toi dans ta premiĂšre voiturette, c'est la tĂȘte que tu as failli perdre cette fois quand elle heurta une souche et qu'on te ramena les pansements couverts de boue Ă  l'hosto.

DÚs ce jour là est né un message qui ne nous lùchera pas: "mais qui est handicapé ici?"

Plus rien ne t'arrĂȘtera.

Quand l'assurance a payĂ©, tu versas ce petit magot Ă  l'achat du premier bateau - Copains BĂąbords- prĂ©lude d'une longue sĂ©rie qui nous vit traverser plus d'une tempĂȘte.

CoiffĂ© de ton immanquable kĂ©pi d'amiral de la flotte russe, je revois cette sortie de Douvres, tempĂȘte, force 8, le bateau de sauvetage Ă  nos trousse quand trĂšs calmement tu leur a demandĂ© : "do YOU need help ?"

L'Ă©tat d'urgence en Pologne sous Jaruzelski fut le tournant de ta carriĂšre :droits de l'homme bafouĂ©s, rĂ©sistance symbolisĂ©e par Solidarnosc, tes profonds sentiments anticommunistes liĂ©s Ă  ton passĂ© familial : il fallait agir! ExpĂ©ditions clandestines pour soutenir la rĂ©sistance Ă  l’oppression : nous avions peur; tu dirigeais en maĂźtre;Françoise Ă©tait trĂ©soriĂšre; Babar vola en tĂŽle mais d'autres furent plus chanceux.

PremiĂšre expĂ©rience de la guerre, tes rĂ©seaux clandestins :nous mĂȘmes en savions peu mais avions toute confiance en toi pour passer les lignes de barbelĂ©s.

De lĂ  est nĂ©e ta future approche politique, symbiose entre sociĂ©tĂ© civile, humanitaire et droits de l'homme ,forgeant une approche syndicale moderne , constamment Ă  l'Ă©preuve des rĂ©alitĂ©s et de l'aspiration des individus, du Myanmar au Tibet, du Zimbabwe au Guatemala Ă  travers ton engagement Ă  la CISL aujourd’hui CSI.

Une approche toujours à niveau d'Homme, dégagée des slogans et des idéologies, pélerin infatigable de la planÚte pour dénoncer ses violations.

EngagĂ© durant 4 ans comme administrateur Ă  MSF, beaucoup s’y souviennent de tes coups de gueule sur notre manque de rĂ©activitĂ© parfois.
Tu avait fait trÚs fort en emmenant Alice au Rwanda en avril 94, en pleine guerre, début du génocide.

Certains de nos enfants on eu la chance de te compter comme parrain officiel – 6 je crois- mais pour beaucoup d'autres est nĂ©e l'expression de "parrain de cƓur" : ‘je suis en retard, je suis en retard’ criait le lapin de Lewis Carol , et tu l'Ă©tais toujours, mais une fois prĂ©sent, le temps s'arrĂȘtait : conteur infatigable ,ils se souviennent de tes histoires magiques faites d'ogres , de princesses et de dragons, avant de passer aux blagues lors de soirĂ©es interminables entre amis.

On parlait vrai, on parlait de notre vĂ©cu, on parlait politique, souvent le ton montait –certains sujet Ă©taient tabous comme le Pape –mais toujours ton intĂ©rĂȘt pour l’autre qui dominait.

Tu respectais la différence, et en fait elle t'intéressait plus que la similarité, toi qui pouvait sauter d'une manif pour le Tibet à un mariage guindé.

Tu nous a appris Ă  prendre le temps, Ă  nous arrĂȘter,Ă  ĂȘtre disponible surtout quand le malheur frappe.

MĂȘme Ă  trouver le temps de tomber amoureux fou de Françoise, idylle comme Ă  tes 20 ans, qui nous rendait tous Ă©mus, si pas jaloux.

Gardien de nos aventures et de nos rĂȘves, tu auras comme nul autre Ă©tĂ© le garant de cette famille nĂ©e au coin de St Lambert, dĂ©positaire passionnĂ© du devenir de chacun au quatre coins du monde, quitte Ă  les ramener tous au bercail Ă  l'occasion de fĂȘtes dont tu Ă©tais le roi!

Tu nous a tiré la révérence Janek, comme tu nous a appris à vivre: debout, digne, veillant à ce que tous restent fidÚles à ce code moral jamais écrit mais partagé, gage de notre commune humanité.

Nous avons perdus notre Grand FrĂšre, guide et moteur Ă  la fois alors qu'il reste tant de combats Ă  mener, tant de mers Ă  traverser.

Il t’a transmis la flamme, Alice , toi qui termine le droit avec grande distinction , passionnĂ©e comme lui de droits de l'Homme.

Quant Ă  nous, les plus vieux, on fera de notre mieux pour continuer la route tracĂ©e ensemble mais que ça va ĂȘtre dur sans lui.

Bon voyage, Janek, ,tu nous tiens à l'Ɠil, on le sait.


VERO WERY 14.04.08, 10:30
Jash
Mon ami de toujours, l'ami de l'humanité, je t'aime et suis fiere d'avoir pu faire partie de ton coeur, immense.... Les derniers pas sur la digue l'autre jour ou tu regardais l'horizon de notre bonne vieille mer que tu affectais tellement, me laisseront à jamais le courage d'affronter les vagues... Aujourd'hui ma tristesse est immense, et je te demanderai encore un peu d'aide mais je sais que tu resteras toujours parmi nous... Bon vent... Et pensees speciales pour Alice, Francoise , Michelle et tous tes proches.
Jurek 13.04.08, 07:55
Janek emballe nos cadeaux
Jasiu, Tu n’étais pas avare de superlatifs, ni mĂȘme parfois de pathos. Ce qui amusait ou irritait certains d’entre nous : ta sƓur, moi, ta fille surtout, qui avait horreur de ça
 Mais s’il y a bien un sujet sur lequel tu ne supportais d’entendre ni superlatif ni pathos, c’est bien toi-mĂȘme. Alors aujourd’hui, tu nous rend la tĂąche bien difficile. Tu ne manquais jamais l’occasion d’un bon mot sur ta petite taille, mais on le sait, et les innombrables messages depuis mardi en tĂ©moignent, tu Ă©tais trĂšs grand
 Ce n’est jamais la petitesse ou la faiblesse des petits ou des faibles qui Ă©tonne : c’est la grandeur des grands, ou la force des forts, ou l’humour des gens drĂŽles. Tu nous as toujours Ă©tonnĂ©s, Jasiu. Et tu as surtout Ă©tonnĂ© tous ces gens dans le monde entier, comme ces policiers boliviens qui t’ont pris sur le dos quand ils t’ont vu escalader tout seul le Machu Pichu, tous ces gens donc, qui se sont toujours demandĂ© d’oĂč tu tirais cette incroyable force, cette Ă©nergie, cet humour, cet amour. Les seuls, peut-ĂȘtre, et encore, Ă  avoir Ă©tĂ© un peu moins Ă©tonnĂ©s, ce sont tes frĂšres et ta sƓur, d’abord. Parce qu’avant d’ĂȘtre grand et fort, tu as d’abord Ă©tĂ© normal. Ce qui Ă©tait dĂ©jĂ  ANORMAL, puisque tu as Ă©tĂ© physiquement moins bien servi Ă  la naissance. Tu as d’abord Ă©tĂ© normal, parce que nos parents t’ont d’emblĂ©e inscrit dans la normalitĂ©. Tu as eu les mĂȘmes droits, ni plus ni moins que tes frĂšres et ta sƓur, et les mĂȘmes devoirs. Mik, ton frĂšre qui t’aimait tant, t’a fait faire ton lit au carrĂ©, comme Papa le lui avait fait faire plus tĂŽt, et comme je devais l’apprendre aussi. Comme tes aĂźnĂ©s, et comme moi aprĂšs toi, tu es allĂ© chez les scouts, tu as fait du sport, tu as appris la musique. Et comme tes aĂźnĂ©s, et comme moi, tu as connu le mĂȘme amour des parents, les mĂȘmes fessĂ©es, aussi, avec la mĂȘme laisse du chien
 Les droits de l’homme, que tu as si bien dĂ©fendus et incarnĂ©s, tu les connaissais bien, parce que tu avais aussi connu, depuis le dĂ©but, les devoirs qui les accompagnaient. Puis est survenu ton accident. C’était comme si le destin – Tommy dira peut-ĂȘtre Dieu - avait considĂ©rĂ© que le handicap qu’il t’avait imposĂ© n’était pas suffisant, puisque tu le rendais invisible. L’accident t’a raccourci mais il ne t’a pas diminuĂ©. Au contraire : il t’a dĂ©cuplĂ©. Il ne t’a pas ralenti, il t’a accĂ©lĂ©rĂ©. En dĂ©pit des obstacles, de la douleur – peu de gens imaginent combien les milliers de gestes quotidiens Ă©taient devenus des efforts douloureux - tu es devenu grand. Et tu es devenu l’homme en retard. Ah ça, tout le monde en a toujours beaucoup ri, c’était mĂȘme devenu ta marque de reconnaissance, quasiment un logo. A chaque rĂ©veillon de NoĂ«l chez les Kucz, quand tu Ă©tais le dernier qu’on attendait, et que quelqu’un demandait : « Gdzie Jas ? OĂč est Jas ? », un autre rĂ©pondait : « Konczy pakowac prezenty. – Il achĂšve d’emballer ses cadeaux. » Tu Ă©tais mĂȘme capable de finir de les emballer en conduisant, ou en entrant dans la maison. On en riait, tu riais avec nous, mais ce n’était pas juste. Car tu n’étais pas en retard parce que tu aurais traĂźnĂ© en route, ou que tu te serais endormi. Tu Ă©tais en retard parce que tu avais, sur le chemin, rendu visite Ă  une personne de plus, Ă©crit un rapport de plus, racontĂ© un bonne blague de plus, ou achetĂ© un cadeau de plus. En fait, quiconque aurait fait la mĂȘme chose que toi, serait arrivĂ© toujours beaucoup plus tard, ou ne serait pas arrivĂ© du tout. En fait, tu n’étais pas en retard, tu Ă©tais en avance. C’est pourquoi, tu n’as pas vĂ©cu 52 ans, tu en as vĂ©cu 100 ou 200. Mais quand tu Ă©tais lĂ , tu Ă©tais vraiment lĂ . Comme le dit Hanka, tu Ă©tais lĂ  tout d’un bloc, un bloc brut : une prĂ©sence brute, une gĂ©nĂ©rositĂ© brute, un amour brut, un humour brut, une vie brute, quoi. Et lĂ  oĂč tu Ă©tais, par exemple dans nos repas de famille, nos repas de clan, c’est le souffle du monde entier que tu faisais souffler. Et puis, lorsque tu partais, on dĂ©couvrait que tu partais dĂ©jĂ  pour la destination suivante. Chez toi, il y avait toujours une destination suivante. C’était cela aussi, ta marque : quand tu n’étais pas lĂ , physiquement, avec les uns ou les autres, les uns ou les autres n’étaient jamais sĂ»rs oĂč tu Ă©tais. Tu avais mĂȘme rĂ©ussi Ă  rendre cette ignorance rassurante : (z Jankiem nigdy nie wiadomo) on ne sait pas oĂč est Janek, tout va bien . Jasiu, maintenant, on ne sait pas oĂč tu es, ou on le sait trop bien justement, et cela, ça ne va plus du tout. Alors nous, les Kucz, on va se dire comme d’habitude : « A gdzie Jasio ? Na pewno konczy pakowac prezenty ». OĂč est Jas ? Il est sĂ»rement en train de finir d’emballer nos cadeaux.
Sidney 13.04.08, 06:46
Ciao Janek suite
suite
Sidney 13.04.08, 06:45
Ciao Janek suite
suite
Sidney 13.04.08, 06:36
Ciao Janek
On vit en permanence avec cette assurance absurde: nos amis sont éternels, je leur dirai demain que je les aime, je les verrai plus tard, je les appellerai quand j'aurai un peu plus de temps
 Mais il passe vite ce temps, si vite qu'on oublie d'en prendre la mesure et qu'on arrive trop tard, idiots, avec nos mots aussi souvent pensés que peu prononcés... Ca n'y change rien, nous t'aimions fort Janek. Nous nous sommes trop peu vus ces derniers temps; à preuve: mon stock de blagues juives s'épuisait (à qui je vais les raconter maintenant?), mais rassure toi, je te garde les meilleures au chaud. Ainsi, je conserverai précieusement les souvenirs, les histoires, les moments de vie - aussi riches que trop rares - que nous avons partagés au long de ces vingt-cinq derniÚres années. Adieu mon ami, Sidney, MichÚle et les enfants
evelyne 13.04.08, 04:46
sur l'oosterschelde
Ă  zierikzee
Franz 13.04.08, 03:56
By By Jachou
VoilĂ , c'est fini...
Depuis mardi, tu nous as bien secoués...
Le choc de ton départ si brutal.
Les larmes, les embrassades qui réconfortent et réunissent une fois de plus.
Les multiples choses à faire pour que la journée d'hier soit telle que tu l'aurais souhaitée:digne, drÎle, rassembleuse, festive.
Une fois de plus, tous ceux à qui tu tenais rassemblés en ta mémoire.
Demain, nous essayerons tous de reprendre le cours de nos vies.
Plus de SMS, de mails, de soupers improvisés et arrosés à refaire le monde, plus de tarots endiablés(tu étais pourtant enfin devenu redoutable!),toutes ces petites choses qui te rendaient entiÚrement présent à chacun, unique pour chacun de nous.
Alors, chacun Ă  son poste, nous allons continuer Ă  faire avancer le navire du monde, ta photos sous les yeux, tes coups de gueule aux oreilles et pleins de souvenirs au fond du coeur.
By by Jachou, prend enfin bien soin de toi.
Nous, on s'occupe du reste...
Carine 13.04.08, 12:10
ca a été beau
Janek, Ca a Ă©tĂ© beau hier. C'Ă©tait toi. Comme tu aurais voulu, on a essayĂ© d'ĂȘtre forts. J'ai pleurĂ©, mais j'ai aussi souri, et meme rigolĂ© avec les anecdotes qui ont Ă©tĂ© racontĂ©s. Tu aurait Ă©tĂ© fier de nous je pense, comme nous le sommes de toi. Je me sentais mieux aprĂšs hier, d'autres me l'ont dit aussi. Aujourd'hui, c'est de nouveau plus difficile. Demain ca ira mieux, je me sens proche de toi au bureau. Adieu mon ami, bonne route et veille un peu sur nous si tu veux bien. On en aura besoin.
Paul Hermant 13.04.08, 11:26
C'Ă©tait bien Janek.
De temps en temps on se dit :
« Tiens, je suis bien heureux de partager avec celle-ci ou celui-lĂ  le mĂȘme temps et le mĂȘme espace ».

De temps en temps on se dit :
« C’est bien de l’avoir sur terre en mĂȘme temps que nous ».

C’était bien Janek. C’était bien de t’avoir sur terre en mĂȘme temps que nous et d’avoir pu partager le mĂȘme temps puis le mĂȘme espace.

Quand un homme meurt, on parle de lui publiquement, on décrit ses actions, on évoque des souvenirs, on fait revivre sa parole.
Nous faisons cela parce qu’il est essentiel de rendre hommage aux hommes qui partent, mais aussi parce qu’il nous faut tenter de savoir, pour nous la communautĂ© de ceux qui restent, en quoi par sa prĂ©sence il a changĂ© le monde que nous avons partagĂ© avec lui et comment en mĂȘlant son temps au nĂŽtre, il l’a bouleversĂ©.

Avec Janek, c’est simple, il n’est question que de cela :
comment un homme passe sa vie Ă  transformer celle des autres. Avec lui, nous retrouvons des mots forts, des mots qui font mal Ă  notre Ă©poque, le mot d’engagement, le mot de tĂ©nacitĂ©, le mot d’intĂ©gritĂ©, ce beau mot qui signifie « rendre un homme entier ». Et puis ce mot-lĂ , le mot de militant. Et l’adjectif que Janek lui prĂ©fĂ©rait, syndical : militant, syndical.

En pensant au combat syndical de Janek, je me suis souvenu qu’en vieux français, on syndiquait sur quelque chose. Cela voulait dire qu’on examinait un Ă©vĂ©nement ou une information d’un Ɠil critique.
Quand on se syndique, quand on se met ensemble, quand on s’associe pour le droit des autres et la justice de tous, c’est cela : on pose un Ɠil critique.

Je me suis dit que Janek, on le sait bien, voyait le monde de plus bas, d’un peu plus bas que nous autres d’ordinaire.
Aussi Janek ne posait-il pas un Ɠil critique : il levait un Ɠil critique. C’était plus redoutable encore.

Et quand il voulait l’affronter, le monde, les yeux dans les yeux, vous savez bien comme il faisait, surgissant de son siĂšge pour se retrouver tout Ă  coup assis sur les bras du fauteuil repliĂ© dans un geste qui surprenait Ă  coup sĂ»r qui ne l’avait jamais vu Ă  l’Ɠuvre.

On dit parfois :
tiens celui-lĂ  brigue un fauteuil. Janek n’a jamais briguĂ© de fauteuil et le fauteuil n’a jamais bridĂ© Janek.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai envie aujourd’hui d’avoir une pensĂ©e pour la chaise de Janek.
Elle sait bien, cette chaise, qu’elle n’a jamais portĂ© Janek mais que c’est Janek qui l’a portĂ©e.
J’imagine qu’elle va s’ennuyer beaucoup maintenant.
Parce que c’est une chaise qui a vu beaucoup de pays, qui a connu beaucoup de gens.
C’est une chaise qui a accueilli la voix de Janek,
cette voix magnifique, cette voix profonde qui donnait Ă  ses emportements des airs de tonnerre.
Cette chaise s’est beaucoup battue, elle a Ă©tĂ© de tous les combats, de tous les droits, de toutes les rencontres, de toutes les nĂ©gociations, de toutes les causes, de tous les engagements.

Par exemple, il y a une image, je ne l’ai pas vue, c’est une image racontĂ©e et la chaise Ă©tait lĂ , c’était au dĂ©but des guerres yougoslaves et nous autres des causes communes avions envoyĂ© une dĂ©lĂ©gation Ă  GenĂšve, rencontrer Tadeusz Mazowiecki alors rapporteur spĂ©cial pour les Nations-Unies sur ce conflit naissant.
Il y avait lĂ  Janek Kuczkiewicz, Jean-Pierre Jacqmin et puis Arthur Haulot.
Nous savions alors mettre ensemble des hommes comme cela et il faut imaginer ce trio sur les rives du lac, il faut imaginer le bureau de Tadeusz Mazowiecki, les quatre hommes ensemble, et il faut imaginer les poignĂ©es de main qui s’échangĂšrent car dans ces poignĂ©es de mains, il y avait une grande partie de l’histoire du 20Ăšme siĂšcle : les camps nazis, les prisons communistes, les rĂ©seaux de rĂ©sistances, les syndicats libres, les droits de l’homme

Il y avait les mains de ceux qui avaient su dans leur corps comment s’écrivait le mot totalitarisme et puis les mains de ceux qui essayaient de faire qu’on ne l’écrive jamais plus.
Dans ces poignĂ©es de mains passĂšrent des combats et des histoires et je pense sincĂšrement que l’on peut vivre pour des poignĂ©es de mains comme ça.
Et je pense aussi que ces poignées de mains nous survivent.

Janek nous laisse le cadeau le plus difficile qui soit, un héritage sans testament.
Il ne nous dit pas ce qu’il voudrait qu’on fasse.
Il nous dit de nous dĂ©brouiller avec ce qu’il a fait.
C’est beaucoup mieux et c’est dĂ©jĂ  plus compliquĂ©.
On va avoir besoin d’un fameux Ɠil critique et de beaucoup de poignĂ©es de mains.

francoise w 13.04.08, 09:20
françoise
Mon amour Je dois t'Ă©crire aujourd'hui parce que demain je pars en Inde, comme tu l'aurais voulu.

Ce matin, je me suis servie un schwepses agrumes et un café au lait au lit comme tu me le préparais amoureusement tous les matins! Et j'ai savouré le "chpuitts" de l'ouverture de la boite comme nous en riions tous les matins!

Puis j'ai accroché les drapeaux de priÚres tibetains que tu m'avais ramené l'an dernier du Nepal..

Puis je fais n'importe quoi, tout en te sentant prĂšs de moi.

On fera un jour notre cabane..

Je t'aime, et je t'ai aimé, mal mais comme je pouvais, de tout mon coeur

Françoise
Carmen Benitez 13.04.08, 01:35
Maestro Janek
Querido Janek, Que ironía de la vida que nos deja sin tu presencia, justo cuando estabas por llegar a nuestro equipo. Leyendo los mensajes se percibe cuanto eras importante para todos y todas nosotras. Dejas un vacío enorme ya que tu presencia llenaba los espacios de alegría, pasión por lo derechos sindicales y también por la vida, esa vida que entregabas todos los días a todas las personas que te rodeaban. Esa bondad fuerte y decidida para decir lo que tantos compañeros y compañeras que sufren en el mundo por ejercer la libertad sindical esperaban de tí, sin titubeos, con la fuerza de la justicia que acompañaban los actos de tu vida y el verdadero compañerismo solidario, comprometido, inteligente. Esa fuerza desbordante que hacias rodar en los otros como las ruedas de la silla sobre la que girabas el mundo y esa complicidad que tenía la picardía latinoamericana que la notaban nuestros participantes en cada una de las intervenciones que tuviste en el Centro Internacional de Formación de la OIT en Turín. Estarås siempre entre nosotros, con los/as participantes, entre nuestros sindicalistas que aprendieron que una vida como la tuya vale la pena vivirla y que de seguro honrarån tu memoria. Nosotros seguiremos tu ejemplo, seguiremos girando las ruedas con fuerza para que en este mundo aquéllos y aquéllas que aman la justicia puedan hacerlo sin temor a perder sus vidas, sin tragedias familiares y con esa libertad que te hacía volar ahí donde había necesidad. Gracias Janek por haber vivido Carmen Benitez Centro Internacional de la OIT Actrav-Turin
Christine 12.04.08, 07:07
pic-nic
encore... mais j'ai envie de partager ce sourire !
Christine 12.04.08, 09:10
pic-nic
suite
Christine 12.04.08, 07:30
Souvenir d'un pic-nic durant le bref été belge du mois d'avril 2007
il faisait beau, il faisait chaud et c'Ă©tait le bonheur !
catherine 12.04.08, 12:45
,
je voudrais ĂȘtre avec vous aujourd'hui, et je voudrais surtout que janek y soit, en vrai. Regarder les toĂźts de geneve sous la pluie, c'est encore plus triste maintenant, comme tout le reste qui ne s'est pas achevĂ©. Je pense trĂšs fort Ă  vous, françoise, alice, tous les autres...
Aeow, Lilasvadee, Jean-Marc 12.04.08, 07:49
Adieu Janek
Warm hugs to MichÚle, Alice and Françoise.
Christine Campion et ses enfants. 12.04.08, 12:38
Comme tu nous manqueras...
Ton courage,ta bonne humeur et ton gout de la vie.Tu restes pour nous un exemple et tu seras toujours dans nos coeurs.
Mamita 12.04.08, 12:35
Merci
Merci Janek pour toute ta bonne humeur,ta grande présence,ton courage et tes nombreuses attentions. Tu es là à Tintange au petit pont, chez Isa et Vincent,dans les bois que tu aimais tant.Jamais tu n'as laissé tomber les bras, de là-bas envoies nous ta force!
Michel Malotaux 11.04.08, 10:41
rien ne meurt, tout est vivant.
Il y a bien des années qu'on ne s'est pas rencontré, Proclameur de Justice, Ami de l'Ami( et Ennemi de l'Ennemi !) Je n'ai jamais navigué sans penser à toi, et jamais non plus sans parler de toi. Faudra faire sans l'idée qu'un jour je vais te revoir. Khayyam nous avais prévenu, qui disait: Compter sur l'avenir Est conduite insensée Es-tu sur de finir La phrase commencée? Passe la vie, caravane insolite La nuit s'écoule, échanson verse vite! So Long, Bye Now !
GAE 11.04.08, 09:54
captain,les copains babord
Janek,il y a quelques jours de cela,tu m'as envoyé un mail pour me dire que tu ne pourrais pas,malheureusement te rendre a mon annif de 40 printemps ,parce qu'avec Françoise vous aviez prévu un w-e en amoureux a Rome ,la ville éternel. Bien que désolé de ne pouvoir avoir, comme toujours, ta chaleureuse présence parmi nous lorsqu'une belle party se présentait a l'horizon,je me réjouissais pour vous de ce beau voyage dans cette splendide cité. Le destin et la vie en ont décidé autrement!!; mais mon capitaine,si de là en haut,tu pouvais une fois encore organiser une grosse action syndicale pour foutre de sérieux bùton dans les roues de l'affreux gominé ,re-lifté,j'ai nommé l'horrible erzats de mussolini alias Berlusco...(.aaargh peux pas prononcer son nom jusqu'au bout;) bref,ce serait grand et beau et nous t'en serions tous,nous les gaucho-démocrates du monde dit civilisé,super reconnaissant....et quel belle cerise sur le gateau de tes accomplissement ici sur terre... Ton matelot pour toujours.....merci pour tous les bons moment... HASTA SIEMPRE GAE affection et amitié a Alice,Michele,Françoise.
Ania & Freddy 11.04.08, 07:47
mémoire
Ania Kos et FrĂ©dĂ©ric François voudraient tĂ©moigner ici de l'Ă©motion qu'ils ont Ă©prouvĂ©e en apprenant la brusque disparition de Janek. Freddy se souvient singuliĂšrement de sa rencontre avec Janek au chĂąteau de La Hulpe Ă  l'occasion d'une manifestation culturelle dont les Polonais ont le secret. Françoise; je sais que ton chagrin doit ĂȘtre aussi profond que ta sensibilitĂ©. Les mots sont impuissants je le sais mais sache au moins que , par la pensĂ©e, je suis de tout coeur avec toi. Haniu, Jurku, Mik, Bogna, Françoise - skladam Wam najszersze kondolencje. Janek bedzie dla zawsze dla mnie symbolem niezwyklej odwagi, ciepla, serdecznosci... Byl wspanialym czlowiekiem! Mam swiadomosc, jak bardzo musza byc te chwile dla Was bolesne. Janek bedzie jednak zyl tak dlugo, jak dlugo bedzie zyla pamiec o NIM!!! Serdecznie Was pozdrawiamy Ania & Freddy
Martine PILLET 11.04.08, 07:09
Cher Janek,
Tu nous as enseigné quelque chose du Christ, qui habitait quelque part en toi. Je crois que çà doit s'appeler l'Amour . (La croix, tu l'auras portée en ta vie plutÎt qu'en ta mort...) . Alors : MERCI JANEK . -Mort ? Vous avez dit "mort" ??? Bien plutÎt :-"Aux retrouvailles éternelles, AMI" pour t'entourer de notre affection (qui ne l'est pas moins) à nouveau, joyeusement . Adoncques : A DIEU JANEK . Avec toute ma tendresse, m P.S. En attendant, continue bien de là haut à faire germer pousser fleurir et fructifier chacune des graines que tu as semées partout ici bas .
Agieszka 11.04.08, 06:38
Jasiu, usłysz mnie!
Zdązyłam wysłać do Ciebie życzenia na Świeta Wielkanocne..odpowiedziłeś. Czułam dzięki temu, że jeteśmy bliko. Chciałam byś poznał moje dzieci- nie dane im będzie poznać Siłacza i bardzo tego żałuję! Dopiero po jakimś czasie doszłam do wniosku, że odszedłeś od nas tak jak żyłeś: bez ostrzezenia, bez szpitala, a co za tym idzie bez zbędnego rozczulania i łez. Szybko i bez zamieszania. Tyle tylko, że teraz, to dopiro jest zamieszanie..., ale Ty tam z gĂłry śmiejesz się z nas, zadowolony, że wyciąłeś nam ten numer i szczęśliwy jak nikt kto z rodziny tutaj pozostał-spotkałeś Swoich: Mamę, Tatę, Dorotkę i całą resztę. Jacy oni teraz muszą być szczęśliwi! Pilnuj nas Janku.
Dr Albert Tshiula Lubanga 11.04.08, 05:45
A Dieu cher Yanek
A Dieu cher Yanek ! Au delà de la peine et de la douleur Au delà des larmes et des souvenirs Nous te gardons dans nos cƓurs
 A Dieu cher Yanek
Adeline (Kroll) 11.04.08, 04:35
ehbe...
et moi alors qui voulais venir te faire la bise apres 10 ans d'exil (volontaire) en Espagne. Je t' ai connu toute petite, tu fais partie de mon pantheon y...tu y resteras! Je t' avais epatee un soir (un seul soir d' ailleurs) parce qu' a 12 ans je t'avais dit que je savais ce qu' etait la CISL... je t'embrasse. Tendrement.
H 11.04.08, 04:26
Harold
LĂ  oĂč tu t’es arrĂȘtĂ©, ton rĂȘve ne s’arrĂȘte pas. Ta prĂ©sence est indestructible. Aujourd’hui, ce sont 30 ans de merveilleuse fraternitĂ© qui ce sont soudain transformĂ©s en fraternitĂ© Ă©ternelle. D’ailleur, tu ne t’es pas arrĂȘtĂ©, tu as simplement fait un petit stop, pour demander ton chemin peut-ĂȘtre
 Ne t’inquiĂšte pas, tu as toujours Ă©tĂ© sur le bon chemin, et nombreux sont ceux qui ont pu compter sur toi pour reconnaĂźtre le leur , et continuer Ă  avancer. Merci d’encore exister Janek A maintenant, pour toujours, on ne peut plus se quitter, seulement continuer Ă  marcher. Tu verras, on ne va pas s’ennuyer! ça va ĂȘtre formidable! La vie continue, plus forte que jamais. Ton rĂȘve est indestructible, vois tu? Pourquoi te dirais je “au revoir” puisque tu demeures au coeur du meilleur de chacun d’entre nous? Merci Janek Rien ne s’arrĂȘte, tout continue
 Laisse nous juste reprendre notre souffle : on est pas tous aussi forts que toi!
Lilas Fafchamps 11.04.08, 04:07
Loong Janekg
It is so sad that we will not hear your dirty jokes again. I loved them. I will never see your smile or receive your warm hugs again. I will see the rolling chair without you. It is so hard. You are here in my heart and your love will go on and on. I love you Uncle Yanek. From your little Lilas that will keep your kisses for ever.
Edith van Innis 11.04.08, 03:42
Adios companero
Je suis Ă©mue d'apprendre cette triste nouvelle et je me joins aux condolĂ©ances envers tes proches pour qui ta disparition est une grande souffrance Ceci dit je te fĂ©licite et sans doute je t'envies d'ĂȘtre parti debout, heureux dans la vie, ayant accompli et vĂ©cu dĂ©jĂ  tant de choses.... encore Bravo Ă  toi pour ta vie et la mort en fait si cruellement partie... A bientĂŽt Edith
faf 11.04.08, 03:21
Embrassos Natacha
Perso, la derniÚre fois que j'ai revu toute la bande à Jash au grand complet, c'était lors de son 50iÚme anniversaire. http://www.benoitcollienne.com/janek Est le site qui a enregistré l'événement. Grosses bises tropicalisées aussi à celles et ceux auquels je pensais parfois et que je retrouve ici.
Natacha 11.04.08, 02:48
merci Janeck !
c'est difficile d'écrire aprÚs cette surprenante disparition; sinon que tu continues à vivre dans nos coeurs, par tous les liens que tu as créé, par toutes les attentions d'amour et d'amitié que tu as donné, pour ton courage, ton humour ... tu nous a fait grandir et ces fruits restent, je suis d'accord, pour l'éternité.
faf 11.04.08, 02:18
Cap'tain Babord
De tous les marins que je connaisse, Cap' Jash est le seul qui, une fois tombĂ© Ă  la baille, barbotte sans effort grĂące Ă  la puissance de flottaison phĂ©nomĂ©nales de ses gonades; surtout la gauche. Sachez vous tous ici que je n'affirme rien, car je dĂ©tiens les preuves photographiques que je ne divulgerai que lorsque toutes nos larmes seront torchĂ©es. En attendant, voici un petit interlude musical qui non seulement fait rĂ©fĂ©rence Ă  feu ses jambes, Ă  feu "notre" voilier et aux feux de Janek qui brĂ»lent encore. http://m1m.info/Jash/Capitaine%20Babord.mp3 ~ Janek s'est fait la malle, tout seul, sur son grand trois-mĂąts de rĂȘve en dĂ©rive vers la Constellation du Grand PĂ©tard MouillĂ©. http://www.benoitcollienne.com/janek/img/gallery2.jpg Putain! Qu'est-ce qu'il va nous manquer ce grand petit bonhomme Ă  voiles et Ă  roulettes.
Dom 11.04.08, 02:16
Cher Janek
Quand GaĂ«tan m’a appelĂ© mardi matin, la voix altĂ©rĂ©e, pour m’apprendre que tu nous avais quittĂ©s, comme ça, subitement, sans autre avertissement, j’ai senti, comme tous tes amis, une profonde vague de tristesse m’envahir
 Alors quoi, c’est vrai ? Tu ne dĂ©barqueras plus Ă  n’importe quelle heure pour nous donner de bons conseils que tu ne suivais pas toi-mĂȘme ? Tu ne passeras plus de piĂšce en piĂšce pour allumer des radios dont tu Ă©coutais les infos comme si le sort du monde dĂ©pendait de l’intensitĂ© de ton attention ? Tu ne nous embarqueras plus toutes affaires cessantes dans des expĂ©ditions apparemment complĂštement foireuses mais au final Ă©tonnamment efficaces ? Nous ne te verrons plus subitement surgir du fond de la nuit pour rĂ©clamer Ă  boire et un lit ? Une part de la fantaisie et de la gaietĂ© de nos vies s’envolent avec toi
 Comme tous, je me rappelle de ton cinquantiĂšme anniversaire, de ton envie de nous rĂ©unir et de l’impression que nous y avions que tu avais voulu, toi l’amoureux des fĂȘtes, ne pas manquer la plus belle et la plus Ă©mouvante et assister vivant Ă  tes propres obsĂšques ! Soit, essayons de retrouver demain ce souffle d’amitiĂ© pour lequel tu vivais
 Nous ferons bonne figure, nous ne serons pas nostalgiques et essayerons comme toi d’intensifier nos vies ! Surtout n’oublions pas d’aimer, et de le leur dire, ceux qui nous sont proches !
Murray Biedler 11.04.08, 02:08
L'atitude
Janek: A Polish word meaning effervescence, to show liveliness or exhilaration. That is what you mean. Your stock of effervescence was bottomless and so freely available that we all received some of it from you. Though much else will be gone, that will always remain.
Edith Hesse 11.04.08, 11:43
Janek, tu ES, au-delĂ  de toi-mĂȘme.
Janek, tu me surprends une fois de plus

Ce dĂ©part tellement inopinĂ©. Toi, cet admirable ami, gĂ©nĂ©reux, drĂŽle et tellement Ă©nergique! Je n'arrive pas Ă  le croire. Toi, toujours prĂȘt pour de nouveaux dĂ©fis ! Lors de notre rĂ©cente rencontre tu m’avais annoncĂ© ton dĂ©part proche pour GenĂšve. J’ai encore ton rire dans les oreilles, ton visage pĂ©tillant dans les yeux. Janek, la mort, cette inertie, ne te va pas... Janek, tu es tellement vivant dans mon esprit et tu le resteras. Et tant pis pour les lois de la nature, tu es bien au-dessus de cela. Quels bons souvenirs tu laisses! Et quelle prĂ©sence!

Ce poĂšme de Jean-Marie Raths Ă  vous tous.

"Il ne s'agit pas d'ouvrir Ă  la mort
La porte la plus ample de notre jardin
Comme à une fiancée venue de trÚs loin
Non: la mort est l’esprit vivant en nous
Nous l’avons reconnue selon la lampe Qu’elle portait
Lorsque la nuit tomba sur nos paupiĂšres
De toute victoire elle est certes digne
Et sa victoire est cette trombe de lumiĂšre
Qui nous traverse comme une torche vivante
Il s’agit de reconnaütre et à jamais
Que la mort est bien Ă  nous
Cet Ă©coulement de notes que nous buvons
Seconde aprĂšs seconde aux heures de la vie
Et qui sait merveilleusement nous enivrer
La mort, l’esprit vivant
nous désaltÚre
aujourd’hui
maintenant’’


Jean-Marie Raths

"Le meilleur noeud n'a pas de corde et pourtant ne peut ĂȘtre dĂ©nouĂ©."

Lao-Tseu.

Janek, c'est une Ă©vidence:
ta vie fut grandement menée et voilà que tu possÚde l'éternité.


Elisabeth 11.04.08, 10:41
Eh Capitaine!
Les souvenirs se bousculent... sur les mers, sur terre et dans les airs... partout cet Ă©change, ce contact exceptionnel, ton regard tendre et aujourd'hui, comme dans un passĂ© qui refuse de passer, les mots s'Ă©teignent au bord de mes lĂšvres, font la culbute dans ma tĂȘte, le chagrin est immense. Et mĂȘme ceci tu nous permets de le partager, tant est grande la qualitĂ© de tes amis, de tes amours. Toi qui redoutais de devenir un vieux c..!, au moins lĂ  pas de risque, tu n'as jamais vieilli! Et de repenser Ă  tous nos bons moments... et c'est la vie qui dĂ©file! Bon vent Cap'tain! Tu es un incroyable rassembleur! Le rĂ©seau d'amis, la tribu, certes, mais aujourd'hui je dĂ©couvre ton rayonnement professionnel. Waouw... c'est donc possible?! tu nous en auras montrĂ© des chemins. Et nous apprendrons Ă  deviner ta prĂ©sence dans l'absence. Tu me laisses une sacrĂ©e semence de courage dans le coeur et je tacherai d'y faire honneur: vivre aussi intensĂ©ment, prendre soin de ceux que nous aimons et aussi du monde que nous laissons Ă  nos enfants... Merci aux amis d'avoir crĂ©Ă© ce superbe site qui me donne trĂšs envie de vous retrouver sous le pont!
Vincent et Claire 11.04.08, 10:37
Et dire que GenĂšve t'attendait !
Mais pas seulement Genéve l'Internationale, aussi GenÚve les amis. On venait d'apprendre cette nouvelle et on s'en réjouissait. Ta réputation te servira de mémoire
Isaline 11.04.08, 07:57
Le pont de Janek

Tu nous laisses seuls sur le pont, T'as mis les voiles...

Mais t'as tout équipé chez nous à Tintange, au fil des années:
D'abord un petit pont sur la Molsh, au milieu des bois,
puis dans la maison un poĂȘle Ă  bois pour l'hiver, une chambre au rez de chaussĂ©e, un plan inclinĂ©, une machine Ă  cafĂ©, une machine Ă  laver, de la musique, une porte sur le jardin, quelques bouteilles de vodka et derniĂšrement avec Françoise un panier Ă  linge!!!
(Et dire que j'ai pas voulu de ta vieille bagnole...)

Les cartons de pizza que tu as laissé trainer serviront à allumer du feu, et encore du feu, et à nous réchauffer et à nous éclairer.

Puis la flamme va durer longtemps, longtemps,longtemps.

T'as pas équipé que la maison, t'as chamboulé notre désordre en nous partageant ta joie de vivre: celle là ne s'éteindra pas...

Nous ne sommes pas seuls

Les souvenirs défilent, les amis se rassemblent.

La vie continue sous le pont de Janek


@ + donc 11.04.08, 07:34
QQ lignes empruntées à William Blake en guise de Bye Bye!! Rien ne t'étais infranchissable...
Je suis debout au bord de la plage Un voilier passe dans la brise du matin Et part vers l’OcĂ©an. Il est la beautĂ©, il est la vie. Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse Ă  l’horizon. Quelqu’un Ă  mon cĂŽtĂ© dit : « Il est parti ! » Parti ? Vers oĂč ? Parti de mon regard, c’est tout

. Son mĂąt est toujours aussi haut, Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine. Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui. Et juste au moment oĂč quelqu’un prĂšs de moi dit « Il est parti ! », Il es est d’autres qui, le poindre Ă  l’horizon et venir vers eux, S’exclament avec joie : »Le voilĂ  !»  C’est cela la mort
 William Blake
Les copains 10.04.08, 08:59
Tu es avec nous Janek
Difficile de prĂ©parer une fĂȘte quand t'es pas lĂ ...
mais c'est vrai tu viens toujours en retard!!!!

Cette fois tu ne viendras pas, mais tu es présent partout: dans les mots qu'on ne trouve pas, les images qui défilent, les bons souvenirs, les photos, notre peine, nos rires, nos larmes.

Nos pensées vont vers Alice, vers Françoise
et vers tous ceux qui restent,
ceux dont nous sommes:
paumés et tellement contents de t'avoir eu pour frÚre, pour ami, pour compagnon de ripaille.