Bye bye Janek

Janek, tu es parti sans crier gare et sans prévenir.

Tu laisses sur ton passage, trop court, mais intense une énergie incroyable, de la lumière, des fous-rires, ton courage et des soirées mémorables …

Laisse nous encore une fois te témoigner notre amitié, notre affection et te dire combien nous t'aimons !

Partageons nos souvenirs
Eric et Katherine 08.04.15, 07:57
Eric et Katherine
Janek, après 7 ans tu es toujours aussi présent. Ce soir Eric m'a montre un article; une lettre ouverte d'un musulman, au Pape l'accueillant en Turquie en louant son humilité et son ouverture. En me passant l'article, Eric m'a dit "Janek serait content !". J'ai rêvé de toi a Kinshasa et en me réveillant j’étais heureuse car nous avions passe du bon temps ensemble. Merci Janek, de rester toujours avec nous
Franz 09.04.13, 07:26
hey you!!!!
coucou Jachou! Hier cela faisait 5 années sans toi.... Très long, très court. Ici la vie continue.Je suis sûre que tu aurais des choses à dire,en pagaille! Le monde tourne toujours aussi fou, parfois vraiment beaucoup. Quelques belles choses arrivent aussi, quand les gens s'unissent et s'indignent ensemble. Bref, the show must go on, mais c'était beaucoup mieux avec toi. Say hello aux gens bien, là-haut....tu dois avoir trouvé quelque belle compagnie, j'en suis certaine! Ah, oui....ça t'intéressera sûrement:Habemus Papam! Love and miss You Franz
Patricia 15.04.10, 05:25
Deux ans déjà, tes amis pensent à toi
En voyant la photo de ton frère ce matin dans le Soir, j'ai repensé très fort à toi.. Deux ans déjà...Je suis certaine que personne ne t'oublie.
Jurek 08.04.10, 03:54
Deux ans
Jasiu, deux ans déjà: cela paraît si long, mais c'est comme si c'était hier, aussi. Tu n'es jamais très loin, mais c'est bien trop loin quand même: viens nous raconter la dernière blague de là-bas, où tu navigues maintenant!
mik 31.05.09, 03:53
Ahoy Jasiek !!!
Though we tried many, many times, we somehow never managed to go on this sailing trip we had promised each other we would make together ! I have just come back from a week's sailing,[sort of...] off the Croatian coast, with some Polish friends. You were present Jasiu, with me... with us...from day 1, and for every hour of that week !!! What I meant by saying, 'sort of...' was that this was probably much more peaceful and leisurely than what we would have encountered in the North Sea, but having said this, it was lots of fun anyway, and I can only but regret that we were too optimistic, feeling we would find the time, some day...somewhere...to sail together. One thing is sure, one day we'll meet again, and then I hope, we'll have lots of time to move out, on the big blue ...sky !!! See ye skipper ! mik
syndicat Vahed in Iran 15.04.09, 06:49
Janek yadat gerami va rahat mostadam
Un passant a salué Janek Janek l’a également salué Le passant lui a dit où vas tu si tôt le matin ? Il a répondu : Vers la Liberté, les larmes aux yeux il a répondu, vers l’au-delà, au-delà des montagnes, au-delà des frontières ; en Iran mes amis ont des problèmes, je vais lutter pour leur liberté, je vais me plaindre Le passant lui a demandé quel est leur problème ? Janek répondit : leur tables sont vides, ils ont faim. Ils se sont plaints et maintenant ils sont enfermés ! Il a hurlé avec désolation, leur tables est vide, sais tu ce que cela signifie? Confus, le passant lui a demandé : Que s’est-il passé ? Quand c’est que c’est arrivé ? Janek a dit quand tout le monde dormait. Quand le monde dormait était sa dernière lettre de plainte lorsque la bougie de sa vie s’est éteint. On dit que ceux qui s’éloignent se font aimer, mais lui il s’est approché pour aimer. Janek était loin et il était un ami. C’était un ami en lointain. Mais les distances n’avaient en rien changé son amitié. Que son âme repose en paix.
Sylvaine 07.04.09, 09:18
Un an déjà...
Cela fait un an aujourd'hui que Janek est parti. Une journée pour se souvenir de lui et pour refaire un bout de chemin avec lui, en pensée. Sylvaine
Sarah Kessler 09.03.09, 10:11
I have a dream today
Janek, il y a beaucoup de choses que j'ai envie de te demander aujourd'hui... Il n'y a pas grand chose à dire de plus sinon que: Tu nous manques! Même si je sais que tu n'es pas si loin. A bientôt
Pierre, neveu 16.11.08, 03:56
Look at you (Pierre, neveu)
Hi there I can still remember you saying, look at you! Is that the little boy I met? Well look at the man you have become... Well today it is me to say Look at you. Look at the man you have become. You were and are still just a man just like us, but too all of us, you have become a hero. You made us believe that there are still Ideas to fight for, still Values to keep on going for. I remember, you me on a boat, you couldn't sleep until you had resolved this problem, your work never stopped. But that didn't stop us for having one of the best times of my life. To me it was one of the first times I could really speak to you, because as I grow older there where so many questions, so many topics I wanted you to talk about... I knew that that was just the beginning... I want to apologize, because you called me to have a chat, and I postponed it to answer you, until it was too late... still I know it's not the end. All the little things you did, all the (sometimes quit hard) reactions they live true me, as I am about to make a choice, it occurs that I ask myself, how would one of the wisest man I know react to that? While you are just like one of us, if feel so small compared what you have reached, you really made me believe that if I believe, I can make this a better world... You traveled the world, something I wouldn't do until I went to Australia, no I know what you did, and I'm so jalous... All the stories you told(climbing the Machu picchu on the back of two cops:)), all the people you met(remember how you got your hat:))... That would be my life goal... One thing that killed us all, was you sense of humor, sometimes black, sometimes cynic, but always funny afterwards... That's why, in whatever life brings i want to make you proud. Not equalize you because that might be an very difficult task.
Isaline 16.07.08, 05:23
Ceux qui t'ont croisé se souviennent
Même à Antananarivo, on parle de toi dans les bistrots!!! Lors de mon séjour à Madagascar, la semaine dernière, j'ai fait la connaissance de Nicole Bureau, infirmière dynamique et voyageuse. Je ne sais pourquoi, ni comment, après une longue journée de visites dans les hôpitaux, nous avons parlé de toi. Elle vous avait rencontrés, Françoise et toi chez Molitor, il y a peu. Elle m'a transmis ces photos. Je les mets sur le site. Décidément Janek, au concours de "Qui rencontrera le premier quelqu'un de connu dans ce coin du monde?", tu étais toujours le grand gagnant! Rappelle toi, la traversée épique de la grand-place au réveillon de l'an 2000!! Fendant la foule sans souci, combien de visages connus n'as-tu pas salués! Et aujourd'hui, ceux qui t'ont croisé se souviennent des étincelles de vie que tu as partagées avec eux.
Edith van Innis et Naeko Marble 22.05.08, 10:18
Pour Adia Marble
Dear Adia, thanks to Yanek, you find us, this is a miracle of life, respect to this great man, you're right, he's able throug his death to join people, Naeko was crying when I told her about your message You're most welcome this our émail e.vaninnis@free.fr Merci Yanek d'avoir ouvert ce canal Edith et Naeko
Vincent Portzenheim 07.05.08, 01:04
Très cher Janek,
Quel destin, dira-t-on ... mais cette notion de destin est par trop fataliste car le tien, pardon, tu l'as bien construit, mon vieux! Maintenant que la peine fait lentement place à l'espoir, je prends la plume afin de livrer mon petit témoignage comme tant d'autres avant, tellement ton rayonnement était fort, de cette succession de "rendez-vous de la vie", dira-t-on réellement inopinés?! Premières rencontres au Collège Don Bosco, même si de loin mon aîné à cet âge-là, puis disparus, chacun à ses études et à la construction de ses premières options durant des années. Second rendez-vous, lorsqu'amené en petits morceaux suite à un accident de moto, je reprends mes esprits à côté de toi et partage ta chambre durant quelques semaines à St Luc. Tu me disais encore deux jours avant de partir, lors d'une fête "sans nom" à la maison, que ces semaines avaient été pour toi des vacances. Dix-huit ans plus tard, tu te souvenais encore de tous nos bons mots, de tous les coups de gueule désamorcés des infirmières agacées par nos visites incessantes et les fêtes qui les accompagnaient. Mais quelle pile tu fus pour moi à cette époque : on me réparait les guibolles, toi tu ne les avais déjà plus et cela n’avait pas l’air d’être un problème. Un énorme merci pour çà. Les années qui suivirent, la vie espaça nos rencontres, toi ici à Bruxelles, moi à Barcelone. Troisième rendez-vous, lorsque Julianna et Françoise se rencontrent par hasard et montent un traquenard. Je retrouve un très grand monsieur que je ne comprends pas d’avoir si peu vu tout ce temps. Quel gâchis ! Enfin, quatrième rendez-vous, un peu comme un dernier sans le savoir deux jours avant ton grand départ, cette soirée à quatre à la maison à cuisiner ensemble, à refaire le monde, à nous raconter entre autres ta « fusée belge » et à remettre le couvert aux toutes petites heures du matin, tant le temps ensemble paraissait bien court. Et toujours des projets : ski, voile ensemble en Turquie cet été, régate en catamaran, balade en moto Triumph, … Notre « petite » Loulou reste impressionnée. Nos options professionnelles étaient bien différentes : toi aux droits humains de la CISL, moi à me battre à redresser une usine en difficulté. Mais on partageait la même confiance en l’homme. Bizarre, non, ces rendez-vous et sur quel agenda ? Comme si la vie nous pilotait quand même un petit peu, après ce que je viens d’écrire sur le destin en commençant ce mot … !? Aujourd’hui, je suis encore estomaqué par la qualité de notre relation tant intense que sporadique, et je ne suis pas le seul. On se comprend vite ; on va à l’essentiel ; on ne triche pas ; on se livre et on se grandit. Je ne peux résister à l’envie de partager ici avec tes proches et tes très nombreux amis les quelques lignes que m’a adressées Guy Dermond (« Père Loup ») ancien du Collège qui te trouvait « Sacré Bonhomme » et qui s’appliquent à tous ceux qui, comme moi, trouveraient leur vie face à la tienne quelque peu trop linéaire, voire binaire « business/ plaisir » : « … Je ressens ton désarroi, ton questionnement. Le message de Janek, c’est la vie plus que jamais, vie à féconder, à défendre, à aimer envers et contre tout. Tu es aussi un grand monsieur à ta façon, un ami fidèle. Que son courage, sa force, son flamboiement soient en toi, à ta façon. … ». Tout est dit. Janek, tout ce que tu nous laisses d’inachevé, d’encore soif est ton plus beau cadeau. Vincent, Julianna & Louise
michel.osinski@gmail.com 04.05.08, 01:05
Michel
Janek, La nouvelle de ton depart a suivi bien des meandres avant d'echouer dans notre ruelle varsovienne. Deux souvenirs a partager, l'un qui date de notre enfance, l'autre plus recent ... Lors d'un camp de vacances a Comblain-La-Tour, nous avions tous les deux une passion pre-adolescente pour une belle monitrice. Tu avais decide de prendre controle de la situation, et tu m'a lance un gant, en me laissant le choix des armes. Nous nous sommes rencontres dans une clairiere avec des epees en bois. Match nul avec une epee brisee compensee par des doigts endoloris. L'honneur etait sauf, la monitrice aussi ... :-))) Et puis, lors de funerailles de mon pere. Tu etais la, et les quelques mots que nous avons pu echange m'ont fait chaud au coeur. A bientot!
Mik 02.05.08, 05:39
Depechons-nous d'aimer les gens...ils partent tellement vite !
Ces paroles du pere Twardowski (Pol) ont fait le tour du monde ! Que de fois, nous disons-nous ces paroles apres le depart de quelqu'un de cher... Notre derniere sortie Jasiu, chez l'Italien dans notre coin... La derniere table, que l'on ne pouvait nous refuser! Notre discussion sur le manque d'elites de nos jours - theme prefere de Papa ses dernieres annees durant, notre recherche des "grands" du XXe siecle, terminee par ton sms vers minuit, avec le nom de dix celebrites (n'ai tjrs pas digere Onassis d'ailleurs !)- tu m'avais parle de la manif du lendemain, ou tu allais, avec une poignee de 'fanatiques', defendre la cause des Birmans, ou du Tibet...je ne m'en souviens meme plus, il y en avait tellement! Oui, aujourd'hui, je me dis que j'aurais du vous accompagner, et puis je ne l'ai pas fait...Toi, tu y etais, et a toutes les autres aussi ! Nul cause n'etait indigne de ton attention, du moment qu'il etait question de defendre le droit des gens, leur liberte, leur droit a une existence normale! Je pense que rares sont les cas ou un 'grand frere' n'a nulle honte a dire qu'il respectait un de ses 'petits freres' comme peu de gens au monde... Nos parents etaient des Geants, qui, etant passes par toutes les aventures que la deuxieme guerre mondiale a pu leur prodiguer, nous ont appris a vivre la vie des gens normaux, en prenant comme devise supreme, de toujours faire plus, du moment qu'il s'agit de defendre des causes qui en valent la peine! Ne jkamais se laisser abattre par le sort, ne jamais se rendre, defendre les faibles et les opprimes, et ne jamais considere que la tache etait finie... Comme l'a si bien dit Paul Hermant, tu ne nous a jamais dit ce qu'il y avait lieu de faire, mais tu nous a montre la voie, en t'y etant engage personnellement! Des milliers de gens de par le monde, T'ont fait le serment de continuer sur le chemin que Tu T'etais trace Toi-meme! J'en fais partie... Czesc Jasiu ! C'etait chouette d'avoir pu partager un bout de chemin avec Toi... On se reverra un jour, c'est sur !!! Kocham Cie mk
Victoria (Vicky) et Aymon de Blonay, 4 route de Florissant, CH 1206 Genève 22.04.08, 05:14
Pour Janek
A Janek, Tout a été dit sur toi, mon cher Janek, dans ce beau et émouvant livre d'hommages. Plus grand que toi n'existe pas! Tu nous as quittés comme tu as vécu avec une rapidité folle, comme si une étoile t'avait happé, si bien qu'aucun de nous n'a pu te retenir. Ainsi, tu nous laisses dans une immense tristesse et un profond désarroi, mais néanmoins tellement heureux et reconnaissants d'avoir pu te côtoyer durant de longues années (en fait depuis tes débuts en 1982 à la CISL). Chacun de tes passages au Bureau de Genève (dont tu montais les marches d'escalier ...comme un oiseau ...en volant!) était bruissant de projets les plus fous : c'est que ta fureur de vivre t'a permis de déplacer des montagnes et le mot "impossible" avait été rayé de ton dictionnaire. Nous nous remémorons avec un infini bonheur les moments privilégiés que tu voulais bien nous accorder (alors que tu étais fort occupé par la Conférence du mois de juin) en venant t'asseoir à notre table au 4 Florissant (et toujours à l'heure!). Tu nous parlais alors avec beaucoup de fierté de ton pays la grande Pologne, tu égrenais tes souvenirs familiaux... et de plus, tu aimais à cultiver l'élégance et la courtoisie polonaise! Te rappelles-tu de la figurine en plomb représentant un cavalier polonais qu'Aymon t'avait offert en juin 2005? Il demande à ce qu'il veille sur ton repos. Merci du fond du coeur pour tout ce que tu nous a donné. Tu resteras dans nos coeurs pour toujours. Sache que nous soutenons par la pensée ta petite princesse Alice, ta compagne et tous les tiens et que nous partageons leur immense chagrin.
Adia Marble 22.04.08, 08:34
Thank you.
Respect to this man, who may have helped me to find my sister Naeko Marble and her mother Edith Van Innis. May you rest peacefully.
Dominique et Pascal 21.04.08, 08:09
Janek for ever !
Salut Janek, Tu t’en vas comme tu as vécu, à toute allure. 18 ans que nous nous connaissons…un bail ! Nous nous souvenons des soirées entre amis où nous t’aidions d’abord à préparer les petits plats (ou le feu dans le jardin à Dilbeek), puis nous refaisions le monde: moi qui étais souvent sur le terrain au cœur des crises, tu me questionnais, m’amenait à affronter la réalité des non-droits de l’homme pour que les situations intolérables sortent du huis clos… notamment au Tibet, en Bosnie, au Rwanda. Au Rwanda où tu as été en toute confiance rencontrer les MSFs tout début avril 94…Alice t’accompagnait. On ne le savait pas encore … mais c’était à la veille du génocide ! Quelques jours plus tard, quand tout le monde était plaqué sur le plancher dans le camion d’évacuation, tu as encore trouvé le moyen de passer la tête par-dessus tous pour voir ce qui se passait … et en témoigner dès que tu as rencontré un journaliste. Mais, ouf, tu as ramené Alice saine et sauve ! Notre porte à Rixensart t’était ouverte, tu le savais et n’hésitais pas à faire un saut pour de longues soirées qui se terminait toujours autour d’une bouteille de vodka ramenée par Pascal d’Ukraine ou de Russie, ou toi de Pologne ou d’ailleurs … accompagnée de caviar de Roumanie ou de Bakou, encore en fonction des arrivages ! Quentin, Manon et Kiliane en profitaient pour sortir de leur lit et te faire la fête (tu arrivais évidemment bien tard !). Tu en profitais chaque fois pour nous rappeler de baptiser Quentin ton filleul (hum, c’était ton côté papiste !) … Nous sommes riches aussi de l’une ou l’autre soirée à Orbais, à Tintange, partagée avec toi, Isaline et Vincent et quelques champignons, ou chez Véronique et Walter, avec encore les mêmes et d’autres. Moments de repos entre amis aussi, où tu tentais de reprendre ton souffle, d’oublier tes douleurs au dos, à l’épaule ... Tous ces instants d’intense présence, de profonde amitié nous manquent déjà, d’autant plus que ces derniers mois nous nous étions moins rencontrés, chacun de nous étant emporté dans le tournis du boulot , et … (nous en étions super-heureux !) toi aussi par ton nouvel amour ! Tu es parti sans crier gare … mais on t’a quand même organisé une super fête de départ. Sois rassuré, il y avait bien un prêtre, le meilleur qui soit d’ailleurs : 500 personnes étaient là, (t’aurais cru ça ?), il y a eu beaucoup d’émotions, mais on a tous ri à plusieurs reprises : t’aurais adoré ! Bon vent, Janek ! On n’a pas fini de penser à toi ! Dominique et Pascal.
Sara Hammerton 21.04.08, 11:39
From Sara
My heartfelt condolences to Alice, Francoise, and all the Kuczkiewicz family. Allow me to take this opportunity to say my own farewell to this inspiring, incredible man. Dear Janek, I have known you for over 25 years, as a colleague, as my boss, and above all my friend. I remember lunches, dinners out, walks in the forest, you dancing madly at my wedding, postcards, a scarf you told me to keep forever. And so much else. I had taken my distance from you, slightly, by leaving the ITUC, but we remained friends. And you were going to move on too, but only to Geneva, we thought. Now you are so far out of reach. We spent six years working closely together in the Human and Trade Union Rights Department. You shaped the HTUR work of the ITUC, and far beyond. You towered over it. As a boss you were caring, inspiring, maddening. You guided and encouraged your staff, but were a little frustrated and puzzled that others were not always prepared to stay until after midnight, to work through their weekends, or their Christmas holidays. You liked to say I was your deputy and the other half of your brain. If only I could claim to have one tenth of your intellectual capacity, your strength, your commitment. Instead I tried to be the voice of reason. What a waste of time that was. “But who should I say no to?” you would ask. “Don’t say no, share it out.” But you wanted, needed, to be at the centre of things, and you were, in so many ways. And now you are gone, there is a huge great big gap. Time will help heal the loss. Others will take over the work. But there will never be another Janek. Goodbye my friend. Sara
Atka 20.04.08, 12:26
Do zobaczenia, Janku!
Janku, tak nieznośnia jest świadomość, że nie ma Cię już wśrod nas. Wierzę jednak, że spoglądasz na nas z góry wraz z resztą rodziny... wraz z moim tatą, a Twoim ojcem chrzestnym - też Jankiem zresztą... Pewnie teraz razem siedzicie gdzieś na niebieskich połoninach i czekając na nas, rozprawiacie o tym, o czym nie zdążyliście pogadać tu na ziemi. Pamiętam takie zdjęcie - Twoje zdjęcie komunijne - Ty w białej albie, poważny, przejęty i mój ojciec za Tobą, uśmiechnięty, z dłońmi na Twoich ramionach. Takiego poznałam Cię ze zdjęcia, zanim jeszcze zobaczyłam Cię pierwszy raz - już w osiemdziesiątych latach, kiedy będąc w Polsce przejazdem zahaczyłeś o Kielce i wpadłeś do nas na kilka godzin, w nocy, wzbudzając panikę wśród sąsiadów swoim schodzeniem od nas z czwartego piętra. Pamiętam jak śmiałeś się do rozpuku z efektu... Janku, opowiadałam o Tobie moim synom. Miałam nadzieję, że wkrótce Cię poznają... Niestety, nie będzie to tak prędko, jak myślałam. Kiedyś jednak na pewno spotkamy się wszyscy po tamtej stronie. I wtedy już nie zabraknie nam czasu... Do zobaczenia, Janku!
Hanka 19.04.08, 05:04
Grand Homme... mon petit frère
Grand Homme… tu restes mon petit frère… Et je retourne vers le tout début, sans doute l’un de mes premiers souvenirs d’enfance, ta naissance. A St Augustin à Wilrijk, toute la famille – ou ce qui en tenait compte, à cette époque- s’esbaudit devant le bébé. Et moi, sous le petit lit en métal, je pleure déjà, ou encore. Personne ne me voit, ne m’entend. Sur cette base, on construirait une longue histoire de jalousie fraternelle. Ben non, rien de tel. Sans doute était-il né pour l’amour, ce petit frère là. Petit frère balloté de clinique en hôpital, pour terminer à l’AZ de Gand. Dont tu revenais les jambes plâtrées, et puis, on enlevait le plâtre, et voilà qu’elles pliaient dans l’autre sens. Retour à la case départ : AZ de Gand. Les parents, au début, n’avaient pas de voiture, et deux, puis trois autres enfants à la maison. Alors Maman a demandé à Tadzik Wierzbicki qui habitait à Gand de lui rendre visite. Et Tadzik venait le dimanche midi, raconter des histoires de Janek, contre un waterzooi familial. Puis tu as un peu grandi, Maman t’a emmené à Lourdes. Lourdes ne t’a pas guéri, mais j’ai toujours cru que tu y avais puisé une part de ta force. Je n’ai jamais su pourquoi j’ai pensé ça, comme petite fille. Comme l’a dit Jurek, tu n’as eu droit qu’aux droits et devoirs de nous tous. Juste cette putain de mobylette, alors que nous autres allions à vélo… Puis encore ceci : Maman nous avait toujours dit « chacun de vous est mon enfant préféré: Mik, parce qu’il est l’aîné, toi parce que tu es ma seule fille, Janek parce qu’il a cette maladie, et Jurek parce qu’il est le plus petit ». Elle répétait cela assez souvent. Un jour, elle allait assez mal déjà, nous parlions de ses relations avec ses enfants. Je lui ai dit « mais tu as le droit d’aimer Janek plus ! Ce n’est pas parce que tu l’aimes plus que tu nous aimes moins. Personne n’y a jamais rien perdu. » Cela avait semblé la rassurer. Parce que c’est vrai qu’ils avaient avec Janek cette relation épidermique, sans paroles, d’âme à âme. C’est vrai aussi que Janek avait les meilleures mains. Ceux qu’il a massés peuvent en témoigner. Ses mains, au bout de son corps malade, guérissaient les maux de tête et les chagrins. Ses mains abîmées par la voiturette et toujours pleines d’amour. Tes mains aussi vont nous manquer, Jasiu. Ton premier jour d’école, la fête de tes retours à la maison. St Mich’, et ton récit hilare de la razzia de jambon que vous aviez opérée dans des assiettes dressées pour un banquet. Le passage –plus ou moins forcé- de St Mich’ à Don Bosco. Tes livraisons de pistolets dominicaux ou de journaux dans le quartier. Les jobs d’appoint, tu les avais commencés tôt. Cette conversation téléphonique avec Papa, le soir de Noël, alors que tu étais à Tucson, Arizona, avec AFS. Cette longue soirée dans le couloir de St Luc près de maman, où l’infirmier nous parle pour la première fois de la pompe à morphine, et que Bogna s’empresse d’organiser dès le lendemain. Le départ d’Alice au Mexique, le tien en vacances aux EU, et puis les longues conversations où tu tentais de faire ton deuil de Papa. Et notre conversation avec Jurek près de Papa, où tu étais le seul de nous trois qui depuis des années mettais en oeuvre tout ce à quoi tu croyais. Nous trouvions que tu avais de la chance. Une conversation sur la Résurrection… Tous les mots dits et écrits depuis 10 jours me confirment, aujourd’hui, que la Résurrection c’est toi et nous, aujourd’hui et tous les jours. Tu m’as beaucoup, beaucoup appris, Jasiu, du monde et des hommes qui luttent. Mais quand nous parlions vraiment, tu étais aussi mon petit frère. Alors, nous parlions d’Alice, surtout, centrale à ta vie, même si nous peignions dare-dare son armoire de bébé alors qu’elle allait bientôt rentrer chez vous avec Michelle. Plus importante que l’armoire encore, sans doute, était ce dessin « baby on board », que tu as bricolé, et collé sur la voiture, tellement il fallait que le monde entier sache que vous aviez une petite fille. Et du boulot, aussi… Oh, ce n’est pas avec moi que tu confrontais tes stratégies, ou si peu. Mon rayon, c’était l’assistante incompétente, ou travaillant trop, ou le collègue déprimé… ou tes disputes, comment récupérer tes coups de gueule, recruter les meilleurs, gratifier ceux qui le méritaient. Et c’était ma manière à moi de participer à votre combat. En échange de quoi, tu m’apportais des badges, des pins ou des auto-collants. Ma 2CV a porté la liberté du Tibet ; dans le fond d’une boite, je devrais retrouver un vieux collant, que je mettrai sur la Meriva, que tu n’auras pas vue, alors que le coffre est prévu pour ta voiturette. Et de Michelle, en peine trop souvent. De tes amis, aux quatre coins du monde. De nous quatre. Et de Françoise, enfin. Avant. « comment je fais ? » Comme si j’étais une référence… Pendant. Comment lui dire ton amour sans la brider. Et ç’a été, finalement, à côté d’Alice, ton amour le plus adulte, le plus respectueux, le plus égalitaire. Ton amour d'homme. Voilà, Jasiu, un peu de ce dont je voulais qu’il reste des traces. Le reste est indicible. Le manque de toi aussi.
Wolf 19.04.08, 11:33
Janek, mon cher ami
Mon cher ami, des choses passées sont des choses passées. Mais il y a une de laquelle tu m´a souvant reparlé. Remember the Monoplan: One day I was late for work and I caught you in the hall on your way to work, asking you in a panic if you couldn´t lent me a clean pair of socks. You stopped, scrutinizing me with a grim look, then grinning at me and told me that if I didn´t turn on my brain you would give me a kick in the butt. I wish you could do so now! As my dear friend you will always be present in my mind. The following song text fits you quite well: Empty spaces - what are we living for Abandoned places - I guess we know the score On and on, does anybody know what we are looking for... Another hero, another mindless crime Behind the curtain, in the pantomime Hold the line, does anybody want to take it anymore Show must go on, Show must go on Inside my heart is breaking My make-up may be flaking But my smile still stays on. Whatever happens, I'll leave it all to chance Another heartache, another failed romance On and on, does anybody know what we are living for? I guess I'm learning, I must be warmer now I'll soon be turning, round the corner now Outside the dawn is breaking But inside in the dark I'm aching to be free Show must go on Show must go on Inside my heart is breaking My make-up may be flaking But my smile still stays on My soul is painted like the wings of butterflies Fairytales of yesterday will grow but never die I can fly - my friends Show must go on Show must go on I'll face it with a grin I'm never giving in On - with the show - I'll top the bill, I'll overkill I have to find the will to carry on On with the - On with the show - Show must go on... (c) by Queen (Freddie Mercury)
Vinciane Pigarella 17.04.08, 12:28
Bon voyage Janek
Chez moi, on ne peut pas dire que la lecture du journal soit quotidienne. Il m'arrive de "sauter" quelques jours et d'y revenir par la suite. Aujourd'hui, j'aurais préféré ne jamais avoir eu à "lire" la nécrologie. Je comprends pourquoi mon dernier e-mail à Janek restait sans réponse. Je ne connaissais Janek que depuis un an. Terminant mes études en journalisme, j'avais décidé d'écrire mon mémoire sur l'implantation à Bogota d'un bureau permanent pour les syndicalistes. Aujourd'hui, je vois ce mémoire d'une toute autre façon. Beaucoup de choses me viennent à l'esprit. Mon mémoire n'aurait pas été aussi abouti sans ma rencontre avec Janek. Le cœur sous la main, il s'est proposé de le corriger ou plutôt devrais-je dire, le décortiquer. Avec une patience immense il m'a répété le fonctionnement de l'OIT. L'OIT que j'ai pu visiter durant les vacances de Pâques grâce au contact qu'il m'avait donné. Il m'avait également donné votre numéro, Françoise, je lui avais parlé de mon envie d'être journaliste radio. Je ne vous ai jamais appelé. Je me réjouissais de le revoir peut-être en mai à la Conférence internationale du travail à Genève. Il n'en sera rien. Il me faudra attendre encore quelques années pour pouvoir à nouveau boire ses paroles.
Vincent 16.04.08, 09:59
De Dapaong, au Nord du Togo
Chers amies et amis de Janek,
Chère Alice, chère Hanka, cher Jurek, cher Mik,
Chère Françoise,

Samedi 12 avril, à 11 heures de notre Belgique, au bord de la route entre Lomé et Dapaong, une longue file d'hommes, de femmes et d'enfants marchaient sous le soleil.

En tête du cortège, six d'entre eux portaient un lourd fardeau couvert d'un tissu coloré, épongeant la sueur qui leur imbibait le visage.

En mission au cœur du Togo, ce cortège funèbre m’a plongé dans la réalité du deuil, au moment où, à Wezembeek, beaucoup d’entre vous accompagniez Janek encore une fois.

Mais peut-être avait-il réussi, une dernière fois, à vous mettre en retard (rires …) !

Depuis trois jours, je parlais à mes collègues togolais de mon ami concentrateur d’énergie.
Ils voyaient bien que je ne tournais pas très rond et que je fuyais leurs regards à cause de mes yeux rouges.
Il n’y avait pas de vents de sable, ce n’est pas la saison.

Puis, la route, l’action, le travail ont eu raison de mon cafard lourd comme une péniche sur la Sambre, en panne entre un quai bitumé et une douzaine de cheminées d’usine!

Je me suis dit, Françoise part en Inde, comme Janek l’aurait voulu.
Ben, je suis là, au pays de Eyadema, il l’aurait voulu aussi.

Qu’est que nous rigolions ensemble des morts dérisoires des dictateurs !

Quel ami avais-je donc perdu pour pleurer ainsi, l’esprit vide, le cœur déchiré?

J’avais sous les yeux les photos qui arrivaient par mail,
celles déposées sur le site (Ah! Janek avec sa casquette d’officier russe! Ah! La fête de ses 50 ans! Le pont à Tintange! …), une copie scannée de l’article dans Le Soir, …

Depuis Lomé, je l’ai appelé sur son GSM, pour entendre sa voix directe, un peu rugueuse, importante et qui invite. Vertige.

Ensemble, nous avons ri, vidé pas mal de bouteilles de vin et de vodka, fendu quelques vagues avec Copain Babord, quelques bûches dans les bois…

Mais au plus profond de ces instants, Janek était mon compagnon de l’ordinaire, des tracas de nos vies – Dieu sait s’il en avait!

Janek, j’y pense à présent, était mon compagnon de discussions « popote ».

Comme des mémères, nous évoquions les caprices d’un tire-bouchon, l’état des pneus de sa chaises, de son dos, du mien, les amours de nos enfants, nos tracas quotidiens lors de nos voyages autour de la terre, …

L’engagement (syndical, médical) passait à la moulinette des contrariétés de l’ordinaire.

D’habitude, entre mecs, nous ne partageons pas trop ce genre de préoccupations. Elles sont plutôt réservées aux frérots, aux copines ou à la famille nucléaire.

Avec Janek, nous nous retrouvions à l’ombre de nos passions, à parler chiffons, caisse à outil, machine à lessiver, entretien du poêle à bois (moralité, son fameux poêle est toujours à la maison, et sa vielle machine aussi, …).

Je le sens bien drôle ce manque-là!
Une fraternité trempée dans des morceaux de bout du monde, et étalée sur des gestes de fond de semaines.
La prévenance, l’écoute, la préoccupation d’hier à nouveau questionnée à la prochaine rencontre, pas oubliée, pas polie, pas policée. Je pense à Françoise qui parle tellement de son café au lit !


Quentin 16.04.08, 09:20
Adieu
Janek, Je me sentais coupable de ne pas avoir fait ce discours lorsque j’en avais l’occasion à tes 50 ans alors je le fais maintenant. Ce n’est pas aussi bien mais je devrai m’en contenter. Je n’aurai jamais la prétention de dire que je te connaissais bien car ce n’est tout simplement pas vrai. Tu étais un homme occupé alors on n’avait pas l’occasion de se voir souvent mais sache que toutes tes visites m’ont rempli de bonheur et chaque instant avec toi m’a profondément marqué. Même si je ne te connaissais pas bien, il y a quand même une chose dont je suis sûr et certain, c’est que tu as réalisé ton rêve et contribué à rendre ce monde meilleur. Je crois que ce rêve c’était toute ta vie et maintenant je me rends compte combien tu vas me manquer à moi et au monde. Tu étais et seras toujours un exemple pour les gens et un parrain extraordinaire pour moi. Je regrette juste de ne pas avoir passé plus de temps avec toi. Voilà je voulais juste te dire adieu et merci pour tout.
Depuis la Birmanie 16.04.08, 07:56
A la frontière Birmane
Tes amis nombreux là-bas aussi se sont réunis en ton hommage
Fredouche La Touche 15.04.08, 01:01
Très cher Janek
Tu as marqué mon adolescence de manière indélébile. Lorsque j'entendais le moteur de ta voiture revenir au Titz, nous sortions, Charlot, Dull et moi pour t'accueillir qu'il neige, pleuve ou vente. Dull et moi, rescapés de cet hiver comme tu l'étais toi-même, en souffrance. Grâce à tous les autres de cette communauté très humaine et en recherche d'un meilleur, nous avons pu progressivement nous retaper dans la châleur et le partage. Michelle, toi et moi sommes partis en France. La Bretagne et tous ses moustiques, la Champagne et ses limaces, Sainte-Foy-la-grande et toutes ses étoiles. Nous avions un "moto", rappelle-toi : Fred, mets tes lunettes, on décolle ! Cela me touche que tu gardais tes lunettes même sur ta casquette de marin ! C'est vrai qu'en mer on décolle aussi parfois, Serge et Gaëtan m'ont fait part d'une de tes envolées lyriques par dessus bord... J'ai tellement appris des choses de la vie avec toi ! Pas les simples. Toutes les compliquées ! Et puis cette rage de vivre, bien pire que tes rages de dents ! Bien pire que tes jambes fantômes qui parfois te chatouillaient. Horrible. Ce n'est pas une "charette", c'est une voiturette !!! Cette rage de vivre : cette photo de toi, à six ans, qui reçoit un bateau de St-Nicolas dans ton lit d'hôpital, pour la quantième opération ? Est-ce ce bateau qui t'a donné ces envies de voiles et de voyages ? Tu m'as dit un soir que passions par St-Luc, tu sais Fred, c'est là que je me sens à la maison... Tout ton courage à travers toutes les adversités, sans vilain jeu de mots, personne d'autre que je connaisse, et encore moins moi-même ne t'arrivons à la cheville ! Bon, si les photos veulent bien se montrer (compliqué ce bazarre), nous verrons tous que même quand tu te concentres soi-disant pour jouer aux cartes, tu tangues dangereusement !!! Ma grande consolation quand tu nous a quitté ce dimanche 24 février dernier c'est de t'avoir dit tout simplement : je t'aime ! Une autre grande consolation, ce samedi pour tes funérailles qui étaient vraiment superbes, c'est de t'avoir demandé de souffler sur les nuages pour éviter la pluie. Tu as fait mieux que ça : tu nous as donné le soleil ! Tu vois, tu ne peux pas reposer en paix si facilement, on a toujours besoin de toi !!! Comme Joe débarqué des Etats-Unis a dit : c'est énervant de croire qu'on est un de ses meilleurs amis et découvrir qu'on est quelques centaines à avoir le même sentiment... Ta vie est un roman fleuve, ton parcours fait de rires et de lames de grand fond et tous tes amours : précieux ! Tu restes à jamais quelqu'un de très rare et drôle et émouvant et engagé et trop souvent absent. Comment t'as fait pour faire tout ça ? Vogue navire, Vogue janek, Je t'aime. Nous t'aimons tous. Je signe du nom que toi et Michelle m'avez donné : Fredouche La Touche
Benoît Maskens 15.04.08, 07:43
Salut Yanek
Si nous sommes tous des êtres uniques et exceptionnels,Yanek, tu l'étais certainement un peu plus que beaucoup d'entre nous et cela parce que tu possédais une extraordinaire force de caractère... Dès ton plus jeune âge, atteint par une maladie grave qui avait altéré la croissance de tes jambes tu avais dû apprendre à te battre pour réaliser les tâches quotidiennes alors même qu'autour de toi chacun les accomplissait sans peine. Inteligence, humour et combativité alliés à une grande sensibilité faisaient de chaque rencontre avec toi un moment de plaisir placer sous le signe de l'attention à l'autre. De cette force de caractère, dont je sais qu'elle doit beacoup à ton entourage familial, je pourrais, sans doute comme tant d'autres, donner maints exemples, car c'est un exercice dans leaquel tu nous dépassais largement d'une tête. Au printemps 78, au lendemain de la perte de tes jambes, que tu venais "d'abandonner" sous un tram bruxellois, lorsque je vins te touver sur ton lit d'hôpital tu me demandas tout d'abord de gratter ton gros orteil, puis de te passer la panne, enfin avec un coup d'oeil complice tu me dis qu'ils n'avaient heureusement pas tout enlevé et tu me vanta les mérites de l'infirmière. Alors même que je découvrais la perte de tes jambes tu les avais déjà enterrées et tu ne laissais à personne le soin de s'apitoyer. Tu avais cette capacité rare, Yanek, d'emmener chacun dans l'exercice plein et entier de la vie. Pour cela je te remercie. Salut Yanek. Je t'embrasse affectueusement. "Tchechtch" et Shalom. Plein de doux sentiments pour toi Alice et Michèle et françoise ainsi que Anka,Mike, Yurek, Bogna et puis tous les autres... Benoît (M)
Andrea 14.04.08, 11:54
no sailing lessons then?
Dear Jancek –Every day a million times I think of something I want to tell you, something that would make you grumpy or laugh, some dirty story that I could only share with you. Its so hard to think that never again will it be smoko time in your office, never again will you have the audacity to correct MY English, never again will you tell me off for using swear words in French, never again will you teach me those same swear words in French, never again will I stub out my cigarette in your wheelchair, never again will you give me love advice (which I will ignore), never again will you sneak off to pay the bill before I (with my modern feminist ways) can get to it. You – you with your big heart and wicked sense of humour, you who collected dictatorships like they were going out of fashion, you who knew how to grieve and loved to take the piss, you who was reliably late and notoriously reliable – you are gone and the void seems unfillable. You worked hard but you played hard too. And in amongst all that you found time to make so many of us feel blessed to have you as a friend. With you Jancek I always knew – there was nothing I could not ask, no such thing as bad timing if I needed you – and knowing this made me feel safe. I promise you this my friend – the way you lived and loved will be remembered in the way we live and love.
Sylvaine 14.04.08, 07:10
27 ans... c'est un long parcours d'amitié!
Je t’ai rencontré en 1981, grâce à Witkiewicz. Et puis Solidarnosc nous a tous entraînés dans de bien curieuses aventures comme l’a rappelé Eric pendant la célébration du souvenir. Tu nous lançais sur la route – et c’est vrai, nous te faisions confiance. Je n’oublierai pas les réunions dans ta maison familiale ou dans l’arrière-salle d’un restaurant asiatique, les campagnes d’affichages qui partaient de la rue Sans-Souci où trappistes, vin rouge et spaghettis nous réchauffaient ! J’ai toujours aimé ton humour... mordant. Au gamin de ma rue qui te demandait ce qui t’était arrivé, tu faisais cette réponse surprenante : « Tu as vu le film Les dents de la mer ? C’est moi qui doublait l’acteur principal »… et le gamin de repartir en lançant : « Pas de chance pour toi ! ». Je me rappellerai aussi les enfants qui se chamaillaient pour faire un tour de chaise roulante avec toi. Combien étaient étonnantes tes remarques ! Tu avais mis le pied dans l’engrenage, sauté à pieds joints dans l’aventure, mais pas de problème... tu retombais toujours sur tes pattes et tu faisais des pieds et des mains pour arriver à tes fins. Bon, il fallait s’y faire ! Janek, c’est dur de penser que tu es parti ; que tu ne seras plus là pour balayer mes vagues à l’âme et mes tristesses car face à toi, face à ton combat pour la vie, pour ta vie, pour celle des autres, pour la liberté des autres, face aux souffrances que tu surmontais en ayant l’élégance de nous les dissimuler… tout reprenait de justes proportions. La force de vivre, le goût de la vie, c’est le don que tu nous faisais. Des pensées affectueuses pour Alice et tous ceux qui t’aiment.
Patrice 14.04.08, 05:26
Bon vol, Janek
Tous ces flash-backs qui me reviennent...Ca fait 30 ans que je te connais,et, même si on ne se voyait pas beaucoup ces dernières années, tu as toujours été et tu seras toujours pour moi un exemple, un symbole de courage et de détermination, d'intégrité et de force de vie. Quelqu'un de remarquable, d'exceptionnel, comme on en rencontre peu dans sa vie. A chaque fois, à l'aéroport, tu faisais le coup de débarquer bien au-delà de la dernière minute, mettant tout sens dessus-dessous; je t'y faisais traverser toutes les formalités et tous les obstacles en un temps record jamais égalé, bousculant toutes les règles...Tu y prenais un malin plaisir...Moi aussi d'ailleurs, comme à un jeu, un challenge qu'on gagnait toujours. "Salut! Bon vol!"...Mais la porte de l'avion se refermait déjà... J'adorais te lancer des boutades en anversois: à tous les coups ça te faisait marrer! Non, Janek, tu n'es pas mort, tu ne le seras jamais; ta voix, ton sourire et ton regard doux resteront gravés en moi. Allee dag manneke, saluu Janekske, wees maar gelukkig, jong, g'hebt het echt goe verdiend. Salut! Bon vol!...Mais.... Michelle, Alice, Françoise, je suis de tout coeur avec vous.
colette 14.04.08, 10:54
Yanek
Je ne t'ai connu qu'au travers de Michelle Alice et Pierre , j'ai partagé un repas ave toi, j'ai gardé le souvenir d'un personnage hors du commun et le ressenti d'une personne qui appartenait , à tous et à personne, le partage, une force de vie, tout comme ce mandala de l'arbre qui représentait la force, la puissance ,le don,le partage,l'harmonie.Ce mandala qui te représentait, TOI,une force de vie dans l'éternité.Je pense à vous tous qui l'avez bien connu et vous souhaite un quotidien ,en pensant à Yanek,de force , de cette Force qui appartient à tous.
Eric 14.04.08, 10:03
Le message lu a la messe au nom de la 'tribu"
Janek, Militant écologiste avant l'heure,
je nous revois courir nus comme des vers alors que tes jambes te portaient encore lors d'un "striking" que nous avions organise dans le coin du Boulevard St Lambert,, pour protester contre la démolition du Parc des Sources.

Première communauté –le Tits- et la naissance, il 30 ans , de liens que tu vas t'employer à rendre indéfectibles avec beaucoup de ceux présents aujourd'hui.

La médecine te tentait mais sans doute trop conformiste, trop étriquée pour toi, c'est la philo qui t'inspira finalement.

Quand de ta mobylette invincible, tu as voulu défier un tram, nous avons cru que nos aventures s'arrêteraient là mais c'était bien mal te connaître.

Avec Michelle à tes cotés, encore en convalescence à l'hôpital, tu nous avais demandé d'organiser une évasion:tu exigeais ta liberté.

Courrant tous à perdre haleine dans la forêt, toi dans ta première voiturette, c'est la tête que tu as failli perdre cette fois quand elle heurta une souche et qu'on te ramena les pansements couverts de boue à l'hosto.

Dès ce jour là est né un message qui ne nous lâchera pas: "mais qui est handicapé ici?"

Plus rien ne t'arrêtera.

Quand l'assurance a payé, tu versas ce petit magot à l'achat du premier bateau - Copains Bâbords- prélude d'une longue série qui nous vit traverser plus d'une tempête.

Coiffé de ton immanquable képi d'amiral de la flotte russe, je revois cette sortie de Douvres, tempête, force 8, le bateau de sauvetage à nos trousse quand très calmement tu leur a demandé : "do YOU need help ?"

L'état d'urgence en Pologne sous Jaruzelski fut le tournant de ta carrière :droits de l'homme bafoués, résistance symbolisée par Solidarnosc, tes profonds sentiments anticommunistes liés à ton passé familial : il fallait agir! Expéditions clandestines pour soutenir la résistance à l’oppression : nous avions peur; tu dirigeais en maître;Françoise était trésorière; Babar vola en tôle mais d'autres furent plus chanceux.

Première expérience de la guerre, tes réseaux clandestins :nous mêmes en savions peu mais avions toute confiance en toi pour passer les lignes de barbelés.

De là est née ta future approche politique, symbiose entre société civile, humanitaire et droits de l'homme ,forgeant une approche syndicale moderne , constamment à l'épreuve des réalités et de l'aspiration des individus, du Myanmar au Tibet, du Zimbabwe au Guatemala à travers ton engagement à la CISL aujourd’hui CSI.

Une approche toujours à niveau d'Homme, dégagée des slogans et des idéologies, pélerin infatigable de la planète pour dénoncer ses violations.

Engagé durant 4 ans comme administrateur à MSF, beaucoup s’y souviennent de tes coups de gueule sur notre manque de réactivité parfois.
Tu avait fait très fort en emmenant Alice au Rwanda en avril 94, en pleine guerre, début du génocide.

Certains de nos enfants on eu la chance de te compter comme parrain officiel – 6 je crois- mais pour beaucoup d'autres est née l'expression de "parrain de cœur" : ‘je suis en retard, je suis en retard’ criait le lapin de Lewis Carol , et tu l'étais toujours, mais une fois présent, le temps s'arrêtait : conteur infatigable ,ils se souviennent de tes histoires magiques faites d'ogres , de princesses et de dragons, avant de passer aux blagues lors de soirées interminables entre amis.

On parlait vrai, on parlait de notre vécu, on parlait politique, souvent le ton montait –certains sujet étaient tabous comme le Pape –mais toujours ton intérêt pour l’autre qui dominait.

Tu respectais la différence, et en fait elle t'intéressait plus que la similarité, toi qui pouvait sauter d'une manif pour le Tibet à un mariage guindé.

Tu nous a appris à prendre le temps, à nous arrêter,à être disponible surtout quand le malheur frappe.

Même à trouver le temps de tomber amoureux fou de Françoise, idylle comme à tes 20 ans, qui nous rendait tous émus, si pas jaloux.

Gardien de nos aventures et de nos rêves, tu auras comme nul autre été le garant de cette famille née au coin de St Lambert, dépositaire passionné du devenir de chacun au quatre coins du monde, quitte à les ramener tous au bercail à l'occasion de fêtes dont tu étais le roi!

Tu nous a tiré la révérence Janek, comme tu nous a appris à vivre: debout, digne, veillant à ce que tous restent fidèles à ce code moral jamais écrit mais partagé, gage de notre commune humanité.

Nous avons perdus notre Grand Frère, guide et moteur à la fois alors qu'il reste tant de combats à mener, tant de mers à traverser.

Il t’a transmis la flamme, Alice , toi qui termine le droit avec grande distinction , passionnée comme lui de droits de l'Homme.

Quant à nous, les plus vieux, on fera de notre mieux pour continuer la route tracée ensemble mais que ça va être dur sans lui.

Bon voyage, Janek, ,tu nous tiens à l'œil, on le sait.


VERO WERY 14.04.08, 10:30
Jash
Mon ami de toujours, l'ami de l'humanité, je t'aime et suis fiere d'avoir pu faire partie de ton coeur, immense.... Les derniers pas sur la digue l'autre jour ou tu regardais l'horizon de notre bonne vieille mer que tu affectais tellement, me laisseront à jamais le courage d'affronter les vagues... Aujourd'hui ma tristesse est immense, et je te demanderai encore un peu d'aide mais je sais que tu resteras toujours parmi nous... Bon vent... Et pensees speciales pour Alice, Francoise , Michelle et tous tes proches.
Jurek 13.04.08, 07:55
Janek emballe nos cadeaux
Jasiu, Tu n’étais pas avare de superlatifs, ni même parfois de pathos. Ce qui amusait ou irritait certains d’entre nous : ta sœur, moi, ta fille surtout, qui avait horreur de ça… Mais s’il y a bien un sujet sur lequel tu ne supportais d’entendre ni superlatif ni pathos, c’est bien toi-même. Alors aujourd’hui, tu nous rend la tâche bien difficile. Tu ne manquais jamais l’occasion d’un bon mot sur ta petite taille, mais on le sait, et les innombrables messages depuis mardi en témoignent, tu étais très grand… Ce n’est jamais la petitesse ou la faiblesse des petits ou des faibles qui étonne : c’est la grandeur des grands, ou la force des forts, ou l’humour des gens drôles. Tu nous as toujours étonnés, Jasiu. Et tu as surtout étonné tous ces gens dans le monde entier, comme ces policiers boliviens qui t’ont pris sur le dos quand ils t’ont vu escalader tout seul le Machu Pichu, tous ces gens donc, qui se sont toujours demandé d’où tu tirais cette incroyable force, cette énergie, cet humour, cet amour. Les seuls, peut-être, et encore, à avoir été un peu moins étonnés, ce sont tes frères et ta sœur, d’abord. Parce qu’avant d’être grand et fort, tu as d’abord été normal. Ce qui était déjà ANORMAL, puisque tu as été physiquement moins bien servi à la naissance. Tu as d’abord été normal, parce que nos parents t’ont d’emblée inscrit dans la normalité. Tu as eu les mêmes droits, ni plus ni moins que tes frères et ta sœur, et les mêmes devoirs. Mik, ton frère qui t’aimait tant, t’a fait faire ton lit au carré, comme Papa le lui avait fait faire plus tôt, et comme je devais l’apprendre aussi. Comme tes aînés, et comme moi après toi, tu es allé chez les scouts, tu as fait du sport, tu as appris la musique. Et comme tes aînés, et comme moi, tu as connu le même amour des parents, les mêmes fessées, aussi, avec la même laisse du chien… Les droits de l’homme, que tu as si bien défendus et incarnés, tu les connaissais bien, parce que tu avais aussi connu, depuis le début, les devoirs qui les accompagnaient. Puis est survenu ton accident. C’était comme si le destin – Tommy dira peut-être Dieu - avait considéré que le handicap qu’il t’avait imposé n’était pas suffisant, puisque tu le rendais invisible. L’accident t’a raccourci mais il ne t’a pas diminué. Au contraire : il t’a décuplé. Il ne t’a pas ralenti, il t’a accéléré. En dépit des obstacles, de la douleur – peu de gens imaginent combien les milliers de gestes quotidiens étaient devenus des efforts douloureux - tu es devenu grand. Et tu es devenu l’homme en retard. Ah ça, tout le monde en a toujours beaucoup ri, c’était même devenu ta marque de reconnaissance, quasiment un logo. A chaque réveillon de Noël chez les Kucz, quand tu étais le dernier qu’on attendait, et que quelqu’un demandait : « Gdzie Jas ? Où est Jas ? », un autre répondait : « Konczy pakowac prezenty. – Il achève d’emballer ses cadeaux. » Tu étais même capable de finir de les emballer en conduisant, ou en entrant dans la maison. On en riait, tu riais avec nous, mais ce n’était pas juste. Car tu n’étais pas en retard parce que tu aurais traîné en route, ou que tu te serais endormi. Tu étais en retard parce que tu avais, sur le chemin, rendu visite à une personne de plus, écrit un rapport de plus, raconté un bonne blague de plus, ou acheté un cadeau de plus. En fait, quiconque aurait fait la même chose que toi, serait arrivé toujours beaucoup plus tard, ou ne serait pas arrivé du tout. En fait, tu n’étais pas en retard, tu étais en avance. C’est pourquoi, tu n’as pas vécu 52 ans, tu en as vécu 100 ou 200. Mais quand tu étais là, tu étais vraiment là. Comme le dit Hanka, tu étais là tout d’un bloc, un bloc brut : une présence brute, une générosité brute, un amour brut, un humour brut, une vie brute, quoi. Et là où tu étais, par exemple dans nos repas de famille, nos repas de clan, c’est le souffle du monde entier que tu faisais souffler. Et puis, lorsque tu partais, on découvrait que tu partais déjà pour la destination suivante. Chez toi, il y avait toujours une destination suivante. C’était cela aussi, ta marque : quand tu n’étais pas là, physiquement, avec les uns ou les autres, les uns ou les autres n’étaient jamais sûrs où tu étais. Tu avais même réussi à rendre cette ignorance rassurante : (z Jankiem nigdy nie wiadomo) on ne sait pas où est Janek, tout va bien . Jasiu, maintenant, on ne sait pas où tu es, ou on le sait trop bien justement, et cela, ça ne va plus du tout. Alors nous, les Kucz, on va se dire comme d’habitude : « A gdzie Jasio ? Na pewno konczy pakowac prezenty ». Où est Jas ? Il est sûrement en train de finir d’emballer nos cadeaux.
Sidney 13.04.08, 06:46
Ciao Janek suite
suite
Sidney 13.04.08, 06:45
Ciao Janek suite
suite
Sidney 13.04.08, 06:36
Ciao Janek
On vit en permanence avec cette assurance absurde: nos amis sont éternels, je leur dirai demain que je les aime, je les verrai plus tard, je les appellerai quand j'aurai un peu plus de temps… Mais il passe vite ce temps, si vite qu'on oublie d'en prendre la mesure et qu'on arrive trop tard, idiots, avec nos mots aussi souvent pensés que peu prononcés... Ca n'y change rien, nous t'aimions fort Janek. Nous nous sommes trop peu vus ces derniers temps; à preuve: mon stock de blagues juives s'épuisait (à qui je vais les raconter maintenant?), mais rassure toi, je te garde les meilleures au chaud. Ainsi, je conserverai précieusement les souvenirs, les histoires, les moments de vie - aussi riches que trop rares - que nous avons partagés au long de ces vingt-cinq dernières années. Adieu mon ami, Sidney, Michèle et les enfants
evelyne 13.04.08, 04:46
sur l'oosterschelde
à zierikzee
Franz 13.04.08, 03:56
By By Jachou
Voilà, c'est fini...
Depuis mardi, tu nous as bien secoués...
Le choc de ton départ si brutal.
Les larmes, les embrassades qui réconfortent et réunissent une fois de plus.
Les multiples choses à faire pour que la journée d'hier soit telle que tu l'aurais souhaitée:digne, drôle, rassembleuse, festive.
Une fois de plus, tous ceux à qui tu tenais rassemblés en ta mémoire.
Demain, nous essayerons tous de reprendre le cours de nos vies.
Plus de SMS, de mails, de soupers improvisés et arrosés à refaire le monde, plus de tarots endiablés(tu étais pourtant enfin devenu redoutable!),toutes ces petites choses qui te rendaient entièrement présent à chacun, unique pour chacun de nous.
Alors, chacun à son poste, nous allons continuer à faire avancer le navire du monde, ta photos sous les yeux, tes coups de gueule aux oreilles et pleins de souvenirs au fond du coeur.
By by Jachou, prend enfin bien soin de toi.
Nous, on s'occupe du reste...
Carine 13.04.08, 12:10
ca a été beau
Janek, Ca a été beau hier. C'était toi. Comme tu aurais voulu, on a essayé d'être forts. J'ai pleuré, mais j'ai aussi souri, et meme rigolé avec les anecdotes qui ont été racontés. Tu aurait été fier de nous je pense, comme nous le sommes de toi. Je me sentais mieux après hier, d'autres me l'ont dit aussi. Aujourd'hui, c'est de nouveau plus difficile. Demain ca ira mieux, je me sens proche de toi au bureau. Adieu mon ami, bonne route et veille un peu sur nous si tu veux bien. On en aura besoin.
Paul Hermant 13.04.08, 11:26
C'était bien Janek.
De temps en temps on se dit :
« Tiens, je suis bien heureux de partager avec celle-ci ou celui-là le même temps et le même espace ».

De temps en temps on se dit :
« C’est bien de l’avoir sur terre en même temps que nous ».

C’était bien Janek. C’était bien de t’avoir sur terre en même temps que nous et d’avoir pu partager le même temps puis le même espace.

Quand un homme meurt, on parle de lui publiquement, on décrit ses actions, on évoque des souvenirs, on fait revivre sa parole.
Nous faisons cela parce qu’il est essentiel de rendre hommage aux hommes qui partent, mais aussi parce qu’il nous faut tenter de savoir, pour nous la communauté de ceux qui restent, en quoi par sa présence il a changé le monde que nous avons partagé avec lui et comment en mêlant son temps au nôtre, il l’a bouleversé.

Avec Janek, c’est simple, il n’est question que de cela :
comment un homme passe sa vie à transformer celle des autres. Avec lui, nous retrouvons des mots forts, des mots qui font mal à notre époque, le mot d’engagement, le mot de ténacité, le mot d’intégrité, ce beau mot qui signifie « rendre un homme entier ». Et puis ce mot-là, le mot de militant. Et l’adjectif que Janek lui préférait, syndical : militant, syndical.

En pensant au combat syndical de Janek, je me suis souvenu qu’en vieux français, on syndiquait sur quelque chose. Cela voulait dire qu’on examinait un événement ou une information d’un œil critique.
Quand on se syndique, quand on se met ensemble, quand on s’associe pour le droit des autres et la justice de tous, c’est cela : on pose un œil critique.

Je me suis dit que Janek, on le sait bien, voyait le monde de plus bas, d’un peu plus bas que nous autres d’ordinaire.
Aussi Janek ne posait-il pas un œil critique : il levait un œil critique. C’était plus redoutable encore.

Et quand il voulait l’affronter, le monde, les yeux dans les yeux, vous savez bien comme il faisait, surgissant de son siège pour se retrouver tout à coup assis sur les bras du fauteuil replié dans un geste qui surprenait à coup sûr qui ne l’avait jamais vu à l’œuvre.

On dit parfois :
tiens celui-là brigue un fauteuil. Janek n’a jamais brigué de fauteuil et le fauteuil n’a jamais bridé Janek.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai envie aujourd’hui d’avoir une pensée pour la chaise de Janek.
Elle sait bien, cette chaise, qu’elle n’a jamais porté Janek mais que c’est Janek qui l’a portée.
J’imagine qu’elle va s’ennuyer beaucoup maintenant.
Parce que c’est une chaise qui a vu beaucoup de pays, qui a connu beaucoup de gens.
C’est une chaise qui a accueilli la voix de Janek,
cette voix magnifique, cette voix profonde qui donnait à ses emportements des airs de tonnerre.
Cette chaise s’est beaucoup battue, elle a été de tous les combats, de tous les droits, de toutes les rencontres, de toutes les négociations, de toutes les causes, de tous les engagements.

Par exemple, il y a une image, je ne l’ai pas vue, c’est une image racontée et la chaise était là, c’était au début des guerres yougoslaves et nous autres des causes communes avions envoyé une délégation à Genève, rencontrer Tadeusz Mazowiecki alors rapporteur spécial pour les Nations-Unies sur ce conflit naissant.
Il y avait là Janek Kuczkiewicz, Jean-Pierre Jacqmin et puis Arthur Haulot.
Nous savions alors mettre ensemble des hommes comme cela et il faut imaginer ce trio sur les rives du lac, il faut imaginer le bureau de Tadeusz Mazowiecki, les quatre hommes ensemble, et il faut imaginer les poignées de main qui s’échangèrent car dans ces poignées de mains, il y avait une grande partie de l’histoire du 20ème siècle : les camps nazis, les prisons communistes, les réseaux de résistances, les syndicats libres, les droits de l’homme…
Il y avait les mains de ceux qui avaient su dans leur corps comment s’écrivait le mot totalitarisme et puis les mains de ceux qui essayaient de faire qu’on ne l’écrive jamais plus.
Dans ces poignées de mains passèrent des combats et des histoires et je pense sincèrement que l’on peut vivre pour des poignées de mains comme ça.
Et je pense aussi que ces poignées de mains nous survivent.

Janek nous laisse le cadeau le plus difficile qui soit, un héritage sans testament.
Il ne nous dit pas ce qu’il voudrait qu’on fasse.
Il nous dit de nous débrouiller avec ce qu’il a fait.
C’est beaucoup mieux et c’est déjà plus compliqué.
On va avoir besoin d’un fameux œil critique et de beaucoup de poignées de mains.

francoise w 13.04.08, 09:20
françoise
Mon amour Je dois t'écrire aujourd'hui parce que demain je pars en Inde, comme tu l'aurais voulu.

Ce matin, je me suis servie un schwepses agrumes et un café au lait au lit comme tu me le préparais amoureusement tous les matins! Et j'ai savouré le "chpuitts" de l'ouverture de la boite comme nous en riions tous les matins!

Puis j'ai accroché les drapeaux de prières tibetains que tu m'avais ramené l'an dernier du Nepal..

Puis je fais n'importe quoi, tout en te sentant près de moi.

On fera un jour notre cabane..

Je t'aime, et je t'ai aimé, mal mais comme je pouvais, de tout mon coeur

Françoise
Carmen Benitez 13.04.08, 01:35
Maestro Janek
Querido Janek, Que ironía de la vida que nos deja sin tu presencia, justo cuando estabas por llegar a nuestro equipo. Leyendo los mensajes se percibe cuanto eras importante para todos y todas nosotras. Dejas un vacío enorme ya que tu presencia llenaba los espacios de alegría, pasión por lo derechos sindicales y también por la vida, esa vida que entregabas todos los días a todas las personas que te rodeaban. Esa bondad fuerte y decidida para decir lo que tantos compañeros y compañeras que sufren en el mundo por ejercer la libertad sindical esperaban de tí, sin titubeos, con la fuerza de la justicia que acompañaban los actos de tu vida y el verdadero compañerismo solidario, comprometido, inteligente. Esa fuerza desbordante que hacias rodar en los otros como las ruedas de la silla sobre la que girabas el mundo y esa complicidad que tenía la picardía latinoamericana que la notaban nuestros participantes en cada una de las intervenciones que tuviste en el Centro Internacional de Formación de la OIT en Turín. Estarás siempre entre nosotros, con los/as participantes, entre nuestros sindicalistas que aprendieron que una vida como la tuya vale la pena vivirla y que de seguro honrarán tu memoria. Nosotros seguiremos tu ejemplo, seguiremos girando las ruedas con fuerza para que en este mundo aquéllos y aquéllas que aman la justicia puedan hacerlo sin temor a perder sus vidas, sin tragedias familiares y con esa libertad que te hacía volar ahí donde había necesidad. Gracias Janek por haber vivido Carmen Benitez Centro Internacional de la OIT Actrav-Turin
Christine 12.04.08, 07:07
pic-nic
encore... mais j'ai envie de partager ce sourire !
Christine 12.04.08, 09:10
pic-nic
suite
Christine 12.04.08, 07:30
Souvenir d'un pic-nic durant le bref été belge du mois d'avril 2007
il faisait beau, il faisait chaud et c'était le bonheur !
catherine 12.04.08, 12:45
,
je voudrais être avec vous aujourd'hui, et je voudrais surtout que janek y soit, en vrai. Regarder les toîts de geneve sous la pluie, c'est encore plus triste maintenant, comme tout le reste qui ne s'est pas achevé. Je pense très fort à vous, françoise, alice, tous les autres...
Aeow, Lilasvadee, Jean-Marc 12.04.08, 07:49
Adieu Janek
Warm hugs to Michèle, Alice and Françoise.
Christine Campion et ses enfants. 12.04.08, 12:38
Comme tu nous manqueras...
Ton courage,ta bonne humeur et ton gout de la vie.Tu restes pour nous un exemple et tu seras toujours dans nos coeurs.
Mamita 12.04.08, 12:35
Merci
Merci Janek pour toute ta bonne humeur,ta grande présence,ton courage et tes nombreuses attentions. Tu es là à Tintange au petit pont, chez Isa et Vincent,dans les bois que tu aimais tant.Jamais tu n'as laissé tomber les bras, de là-bas envoies nous ta force!
Michel Malotaux 11.04.08, 10:41
rien ne meurt, tout est vivant.
Il y a bien des années qu'on ne s'est pas rencontré, Proclameur de Justice, Ami de l'Ami( et Ennemi de l'Ennemi !) Je n'ai jamais navigué sans penser à toi, et jamais non plus sans parler de toi. Faudra faire sans l'idée qu'un jour je vais te revoir. Khayyam nous avais prévenu, qui disait: Compter sur l'avenir Est conduite insensée Es-tu sur de finir La phrase commencée? Passe la vie, caravane insolite La nuit s'écoule, échanson verse vite! So Long, Bye Now !
GAE 11.04.08, 09:54
captain,les copains babord
Janek,il y a quelques jours de cela,tu m'as envoyé un mail pour me dire que tu ne pourrais pas,malheureusement te rendre a mon annif de 40 printemps ,parce qu'avec Françoise vous aviez prévu un w-e en amoureux a Rome ,la ville éternel. Bien que désolé de ne pouvoir avoir, comme toujours, ta chaleureuse présence parmi nous lorsqu'une belle party se présentait a l'horizon,je me réjouissais pour vous de ce beau voyage dans cette splendide cité. Le destin et la vie en ont décidé autrement!!; mais mon capitaine,si de là en haut,tu pouvais une fois encore organiser une grosse action syndicale pour foutre de sérieux bâton dans les roues de l'affreux gominé ,re-lifté,j'ai nommé l'horrible erzats de mussolini alias Berlusco...(.aaargh peux pas prononcer son nom jusqu'au bout;) bref,ce serait grand et beau et nous t'en serions tous,nous les gaucho-démocrates du monde dit civilisé,super reconnaissant....et quel belle cerise sur le gateau de tes accomplissement ici sur terre... Ton matelot pour toujours.....merci pour tous les bons moment... HASTA SIEMPRE GAE affection et amitié a Alice,Michele,Françoise.
Ania & Freddy 11.04.08, 07:47
mémoire
Ania Kos et Frédéric François voudraient témoigner ici de l'émotion qu'ils ont éprouvée en apprenant la brusque disparition de Janek. Freddy se souvient singulièrement de sa rencontre avec Janek au château de La Hulpe à l'occasion d'une manifestation culturelle dont les Polonais ont le secret. Françoise; je sais que ton chagrin doit être aussi profond que ta sensibilité. Les mots sont impuissants je le sais mais sache au moins que , par la pensée, je suis de tout coeur avec toi. Haniu, Jurku, Mik, Bogna, Françoise - skladam Wam najszersze kondolencje. Janek bedzie dla zawsze dla mnie symbolem niezwyklej odwagi, ciepla, serdecznosci... Byl wspanialym czlowiekiem! Mam swiadomosc, jak bardzo musza byc te chwile dla Was bolesne. Janek bedzie jednak zyl tak dlugo, jak dlugo bedzie zyla pamiec o NIM!!! Serdecznie Was pozdrawiamy Ania & Freddy
Martine PILLET 11.04.08, 07:09
Cher Janek,
Tu nous as enseigné quelque chose du Christ, qui habitait quelque part en toi. Je crois que çà doit s'appeler l'Amour . (La croix, tu l'auras portée en ta vie plutôt qu'en ta mort...) . Alors : MERCI JANEK . -Mort ? Vous avez dit "mort" ??? Bien plutôt :-"Aux retrouvailles éternelles, AMI" pour t'entourer de notre affection (qui ne l'est pas moins) à nouveau, joyeusement . Adoncques : A DIEU JANEK . Avec toute ma tendresse, m P.S. En attendant, continue bien de là haut à faire germer pousser fleurir et fructifier chacune des graines que tu as semées partout ici bas .
Agieszka 11.04.08, 06:38
Jasiu, usłysz mnie!
Zdązyłam wysłać do Ciebie życzenia na Świeta Wielkanocne..odpowiedziłeś. Czułam dzięki temu, że jeteśmy bliko. Chciałam byś poznał moje dzieci- nie dane im będzie poznać Siłacza i bardzo tego żałuję! Dopiero po jakimś czasie doszłam do wniosku, że odszedłeś od nas tak jak żyłeś: bez ostrzezenia, bez szpitala, a co za tym idzie bez zbędnego rozczulania i łez. Szybko i bez zamieszania. Tyle tylko, że teraz, to dopiro jest zamieszanie..., ale Ty tam z góry śmiejesz się z nas, zadowolony, że wyciąłeś nam ten numer i szczęśliwy jak nikt kto z rodziny tutaj pozostał-spotkałeś Swoich: Mamę, Tatę, Dorotkę i całą resztę. Jacy oni teraz muszą być szczęśliwi! Pilnuj nas Janku.
Dr Albert Tshiula Lubanga 11.04.08, 05:45
A Dieu cher Yanek
A Dieu cher Yanek ! Au delà de la peine et de la douleur Au delà des larmes et des souvenirs Nous te gardons dans nos cœurs… A Dieu cher Yanek
Adeline (Kroll) 11.04.08, 04:35
ehbe...
et moi alors qui voulais venir te faire la bise apres 10 ans d'exil (volontaire) en Espagne. Je t' ai connu toute petite, tu fais partie de mon pantheon y...tu y resteras! Je t' avais epatee un soir (un seul soir d' ailleurs) parce qu' a 12 ans je t'avais dit que je savais ce qu' etait la CISL... je t'embrasse. Tendrement.
H 11.04.08, 04:26
Harold
Là où tu t’es arrêté, ton rêve ne s’arrête pas. Ta présence est indestructible. Aujourd’hui, ce sont 30 ans de merveilleuse fraternité qui ce sont soudain transformés en fraternité éternelle. D’ailleur, tu ne t’es pas arrêté, tu as simplement fait un petit stop, pour demander ton chemin peut-être… Ne t’inquiète pas, tu as toujours été sur le bon chemin, et nombreux sont ceux qui ont pu compter sur toi pour reconnaître le leur , et continuer à avancer. Merci d’encore exister Janek A maintenant, pour toujours, on ne peut plus se quitter, seulement continuer à marcher. Tu verras, on ne va pas s’ennuyer! ça va être formidable! La vie continue, plus forte que jamais. Ton rêve est indestructible, vois tu? Pourquoi te dirais je “au revoir” puisque tu demeures au coeur du meilleur de chacun d’entre nous? Merci Janek Rien ne s’arrête, tout continue… Laisse nous juste reprendre notre souffle : on est pas tous aussi forts que toi!
Lilas Fafchamps 11.04.08, 04:07
Loong Janekg
It is so sad that we will not hear your dirty jokes again. I loved them. I will never see your smile or receive your warm hugs again. I will see the rolling chair without you. It is so hard. You are here in my heart and your love will go on and on. I love you Uncle Yanek. From your little Lilas that will keep your kisses for ever.
Edith van Innis 11.04.08, 03:42
Adios companero
Je suis émue d'apprendre cette triste nouvelle et je me joins aux condoléances envers tes proches pour qui ta disparition est une grande souffrance Ceci dit je te félicite et sans doute je t'envies d'être parti debout, heureux dans la vie, ayant accompli et vécu déjà tant de choses.... encore Bravo à toi pour ta vie et la mort en fait si cruellement partie... A bientôt Edith
faf 11.04.08, 03:21
Embrassos Natacha
Perso, la dernière fois que j'ai revu toute la bande à Jash au grand complet, c'était lors de son 50ième anniversaire. http://www.benoitcollienne.com/janek Est le site qui a enregistré l'événement. Grosses bises tropicalisées aussi à celles et ceux auquels je pensais parfois et que je retrouve ici.
Natacha 11.04.08, 02:48
merci Janeck !
c'est difficile d'écrire après cette surprenante disparition; sinon que tu continues à vivre dans nos coeurs, par tous les liens que tu as créé, par toutes les attentions d'amour et d'amitié que tu as donné, pour ton courage, ton humour ... tu nous a fait grandir et ces fruits restent, je suis d'accord, pour l'éternité.
faf 11.04.08, 02:18
Cap'tain Babord
De tous les marins que je connaisse, Cap' Jash est le seul qui, une fois tombé à la baille, barbotte sans effort grâce à la puissance de flottaison phénoménales de ses gonades; surtout la gauche. Sachez vous tous ici que je n'affirme rien, car je détiens les preuves photographiques que je ne divulgerai que lorsque toutes nos larmes seront torchées. En attendant, voici un petit interlude musical qui non seulement fait référence à feu ses jambes, à feu "notre" voilier et aux feux de Janek qui brûlent encore. http://m1m.info/Jash/Capitaine%20Babord.mp3 ~ Janek s'est fait la malle, tout seul, sur son grand trois-mâts de rêve en dérive vers la Constellation du Grand Pétard Mouillé. http://www.benoitcollienne.com/janek/img/gallery2.jpg Putain! Qu'est-ce qu'il va nous manquer ce grand petit bonhomme à voiles et à roulettes.
Dom 11.04.08, 02:16
Cher Janek
Quand Gaëtan m’a appelé mardi matin, la voix altérée, pour m’apprendre que tu nous avais quittés, comme ça, subitement, sans autre avertissement, j’ai senti, comme tous tes amis, une profonde vague de tristesse m’envahir… Alors quoi, c’est vrai ? Tu ne débarqueras plus à n’importe quelle heure pour nous donner de bons conseils que tu ne suivais pas toi-même ? Tu ne passeras plus de pièce en pièce pour allumer des radios dont tu écoutais les infos comme si le sort du monde dépendait de l’intensité de ton attention ? Tu ne nous embarqueras plus toutes affaires cessantes dans des expéditions apparemment complètement foireuses mais au final étonnamment efficaces ? Nous ne te verrons plus subitement surgir du fond de la nuit pour réclamer à boire et un lit ? Une part de la fantaisie et de la gaieté de nos vies s’envolent avec toi… Comme tous, je me rappelle de ton cinquantième anniversaire, de ton envie de nous réunir et de l’impression que nous y avions que tu avais voulu, toi l’amoureux des fêtes, ne pas manquer la plus belle et la plus émouvante et assister vivant à tes propres obsèques ! Soit, essayons de retrouver demain ce souffle d’amitié pour lequel tu vivais… Nous ferons bonne figure, nous ne serons pas nostalgiques et essayerons comme toi d’intensifier nos vies ! Surtout n’oublions pas d’aimer, et de le leur dire, ceux qui nous sont proches !
Murray Biedler 11.04.08, 02:08
L'atitude
Janek: A Polish word meaning effervescence, to show liveliness or exhilaration. That is what you mean. Your stock of effervescence was bottomless and so freely available that we all received some of it from you. Though much else will be gone, that will always remain.
Edith Hesse 11.04.08, 11:43
Janek, tu ES, au-delà de toi-même.
Janek, tu me surprends une fois de plus…
Ce départ tellement inopiné. Toi, cet admirable ami, généreux, drôle et tellement énergique! Je n'arrive pas à le croire. Toi, toujours prêt pour de nouveaux défis ! Lors de notre récente rencontre tu m’avais annoncé ton départ proche pour Genève. J’ai encore ton rire dans les oreilles, ton visage pétillant dans les yeux. Janek, la mort, cette inertie, ne te va pas... Janek, tu es tellement vivant dans mon esprit et tu le resteras. Et tant pis pour les lois de la nature, tu es bien au-dessus de cela. Quels bons souvenirs tu laisses! Et quelle présence!

Ce poème de Jean-Marie Raths à vous tous.

"Il ne s'agit pas d'ouvrir à la mort
La porte la plus ample de notre jardin
Comme à une fiancée venue de très loin
Non: la mort est l’esprit vivant en nous
Nous l’avons reconnue selon la lampe Qu’elle portait
Lorsque la nuit tomba sur nos paupières
De toute victoire elle est certes digne
Et sa victoire est cette trombe de lumière
Qui nous traverse comme une torche vivante
Il s’agit de reconnaître et à jamais
Que la mort est bien à nous
Cet écoulement de notes que nous buvons
Seconde après seconde aux heures de la vie
Et qui sait merveilleusement nous enivrer
La mort, l’esprit vivant
nous désaltère
aujourd’hui
maintenant’’


Jean-Marie Raths

"Le meilleur noeud n'a pas de corde et pourtant ne peut être dénoué."

Lao-Tseu.

Janek, c'est une évidence:
ta vie fut grandement menée et voilà que tu possède l'éternité.


Elisabeth 11.04.08, 10:41
Eh Capitaine!
Les souvenirs se bousculent... sur les mers, sur terre et dans les airs... partout cet échange, ce contact exceptionnel, ton regard tendre et aujourd'hui, comme dans un passé qui refuse de passer, les mots s'éteignent au bord de mes lèvres, font la culbute dans ma tête, le chagrin est immense. Et même ceci tu nous permets de le partager, tant est grande la qualité de tes amis, de tes amours. Toi qui redoutais de devenir un vieux c..!, au moins là pas de risque, tu n'as jamais vieilli! Et de repenser à tous nos bons moments... et c'est la vie qui défile! Bon vent Cap'tain! Tu es un incroyable rassembleur! Le réseau d'amis, la tribu, certes, mais aujourd'hui je découvre ton rayonnement professionnel. Waouw... c'est donc possible?! tu nous en auras montré des chemins. Et nous apprendrons à deviner ta présence dans l'absence. Tu me laisses une sacrée semence de courage dans le coeur et je tacherai d'y faire honneur: vivre aussi intensément, prendre soin de ceux que nous aimons et aussi du monde que nous laissons à nos enfants... Merci aux amis d'avoir créé ce superbe site qui me donne très envie de vous retrouver sous le pont!
Vincent et Claire 11.04.08, 10:37
Et dire que Genève t'attendait !
Mais pas seulement Genéve l'Internationale, aussi Genève les amis. On venait d'apprendre cette nouvelle et on s'en réjouissait. Ta réputation te servira de mémoire
Isaline 11.04.08, 07:57
Le pont de Janek

Tu nous laisses seuls sur le pont, T'as mis les voiles...

Mais t'as tout équipé chez nous à Tintange, au fil des années:
D'abord un petit pont sur la Molsh, au milieu des bois,
puis dans la maison un poêle à bois pour l'hiver, une chambre au rez de chaussée, un plan incliné, une machine à café, une machine à laver, de la musique, une porte sur le jardin, quelques bouteilles de vodka et dernièrement avec Françoise un panier à linge!!!
(Et dire que j'ai pas voulu de ta vieille bagnole...)

Les cartons de pizza que tu as laissé trainer serviront à allumer du feu, et encore du feu, et à nous réchauffer et à nous éclairer.

Puis la flamme va durer longtemps, longtemps,longtemps.

T'as pas équipé que la maison, t'as chamboulé notre désordre en nous partageant ta joie de vivre: celle là ne s'éteindra pas...

Nous ne sommes pas seuls

Les souvenirs défilent, les amis se rassemblent.

La vie continue sous le pont de Janek


@ + donc 11.04.08, 07:34
QQ lignes empruntées à William Blake en guise de Bye Bye!! Rien ne t'étais infranchissable...
Je suis debout au bord de la plage Un voilier passe dans la brise du matin Et part vers l’Océan. Il est la beauté, il est la vie. Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon. Quelqu’un à mon côté dit : « Il est parti ! » Parti ? Vers où ? Parti de mon regard, c’est tout……. Son mât est toujours aussi haut, Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine. Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui. Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit « Il est parti ! », Il es est d’autres qui, le poindre à l’horizon et venir vers eux, S’exclament avec joie : »Le voilà !»… C’est cela la mort… William Blake
Les copains 10.04.08, 08:59
Tu es avec nous Janek
Difficile de préparer une fête quand t'es pas là...
mais c'est vrai tu viens toujours en retard!!!!

Cette fois tu ne viendras pas, mais tu es présent partout: dans les mots qu'on ne trouve pas, les images qui défilent, les bons souvenirs, les photos, notre peine, nos rires, nos larmes.

Nos pensées vont vers Alice, vers Françoise
et vers tous ceux qui restent,
ceux dont nous sommes:
paumés et tellement contents de t'avoir eu pour frère, pour ami, pour compagnon de ripaille.